Circuit voiture au nord du Lot, des routes dominantes, des panoramas spectaculaires, des sous-bois rafraîchissants, les premières impressions montagnardes.

Circuit de 115 Km à faire sur une journée
Par Aude, Cathy et Cyril.
Photos © Lot Tourisme C. Novello et C. Seguy

Etape 1 : Lacapelle-Marival

Nous entamons notre journée de découverte du Ségala par le village de Lacapelle-Marival. C’est de loin que l’on repère son imposant château, emblème de ce village d’un millier d’âmes et classé Monument Historique. Il se dresse fier entre sa verte prairie et l’église du village. Nous sommes bien petits à côté de ce géant de pierre.

Nous nous enfonçons un peu plus dans le village pour aller jeter un œil à la halle, lieu de marché depuis le Moyen-âge. Pour y accéder, nous passons sous un porche qui est en fait une porte qui faisait partie des anciens remparts de la cité et qui depuis a été intégrée dans une magnifique maison.

Nous reprenons la route en direction de Saint-Maurice. A la sortie de Lacapelle-Marival nous tombons sur son plan d’eau. Un lieu qui à cette heure de la matinée est le rendez-vous des pêcheurs, mais qui doit être bien agréable pour un pique-nique, une sieste à l’ombre des bouleaux ou une balade digestive tellement l’endroit est calme et reposant.

Nous reprenons la voiture à travers les petites routes en sous bois sinueuses du Ségala. Nous sommes stoppés net dans notre progression par un troupeau de vaches sur la route. L’image nous amuse, il n’est pas rare dans ce pays d’être coincé quelques minutes de la sorte ! Ces dames tranquilles rejoignent certainement un nouveau champ d’herbe bien verte.

Etape 2 : Terrou

Après quelques kilomètres nous approchons de Terrou. Avant même d’arriver à Terrou, Cyril, me demande de m’arrêter. Son œil a capté un paysage qu’il souhaite immortaliser. Effectivement ce sont bien ces larges vues sur le paysage qui reflètent l’essence même de cette partie du Lot. Malheureusement ces vues époustouflantes à l’œil nu ne sont pas toujours très photogéniques. Pour celle-ci, nous avons de la chance.

Nous voilà à Terrou, petit village qui semble être un Village de Vacances à lui tout seul. En effet, le cœur du village est presque entièrement constitué des hébergements du VVF Cap France. Pas étonnant car c’est un lieu de prédilection pour de nombreuses randonnées à pied, vélo, VTT. C’est un point de départ idéal pour partir à la découverte des trésors de la région pour les amoureux d’activités de pleine nature. De part et d’autre de l’église nous voyons au dessus des portes, des noms inscrits : école de jeunes filles, presbytère, boulangerie, cordonnerie, grange… nous pensons que ce sont les hébergements qui portent le nom de leur fonction première.

Cap sur Latouille-Lentillac ou plutôt Notre-Dame de Verdale, la curiosité du coin. En chemin nous retrouvons nos amies les vaches. L’élevage ou plus généralement l’agriculture ont marqué ce territoire du Ségala, c’est même sûrement l’un des piliers de l’économie locale. Elles sont là, paisibles à brouter ou couchées dans leur prairie. Les couleurs sont vibrantes : le bleu du ciel, le vert de l’herbe, le marron des vaches ! Une photo qui ressemble fort à une peinture.

Etape 3 : Latouille-Lentillac (chemin art et nature)

Nous traversons Latouille-Lentillac et suivons les panneaux « Notre Dame-de-Verdale ». Nous montons toujours ces routes sinueuses avec de belles maisons en pierre volcanique pour arriver en haut de la colline. De là une vue magnifique s’offre à nous sur la vallée de la Bave, nous apercevons même au loin les Tours de Saint-Laurent. Malheureusement comme nous l’avons déjà constaté nous en prenons plein la vue, mais en photo l’effet est bien moindre.

Quelques mètres plus loin nous arrivons au parking. 500 mètres à pied sur le chemin en sous-bois et nous voilà devant Notre-Dame de Verdale, petite chapelle collée à sa falaise. L’air est frais, le bruit de l’eau qui ruissèle plus bas dans la vallée nous accompagne.

Dommage pour nous elle est fermée, nous nous contenterons de faire le tour et d’admirer le paysage : une vallée encaissée dont on ne voit pas le fond à cause de la végétation dense : une forêt de châtaigniers et de hêtres.

Il y a certainement de belles balades à faire à pied dans le coin, à noter dans les choses à faire plus tard.

Etape 4 : Lacam d’Ourcet

Il nous reste 2 étapes dans notre itinéraire de la matinée avant de nous restaurer.

Lacam d’Ourcet est un tout petit bourg plein de charme. Nous sommes séduits par la place avec son église entourée de maisons de caractère en pierre volcanique et aux toits de lauzes.

Nous ne nous attardons pas trop longtemps et reprenons la route vers Sousceyrac la « capitale » de ce pays. 

Etape 5 : Sousceyrac

A Sousceyrac, nous commençons notre petit tour par l’église et notre regard est vite attiré par l’arbre qui pousse à la base du clocher. Nous passons ensuite la porte Notre Dame, seul vestige apparent des fortifications du village, et une fois de plus nous levons les yeux sur un petit autel dédié à la vierge Marie. Nous voici alors sur la grande place, ancien foirail, où au milieu se trouve un restaurant une étoile au Guide Michelin, " Au déjeuner de Sousceyrac ". Ce minuscule bourg du Haut Ségala qui se distingue avec son restaurant haut de gamme, vous me direz « et pourquoi pas ! ».

Non ce ne sera pas notre étape pour déjeuner, nous avons opté pour une formule moins onéreuse, le pique-nique. Notre destination sera le lac du Tolerme. Il est déjà 13h et les estomacs se font entendre.

Sur la route, même si nous sommes pressés de manger, nous nous arrêtons à deux reprises pour capter ces si beaux paysages du Ségala.

Etape 6 : Le Lac du Tolerme

Nous voilà au lac à Sénaillac-Latronquière. Une bonne dizaine de tables de pique-nique se dressent devant nous, à l’ombre des arbres et face au lac. Nous n’avons que l’embarras du choix. L’endroit est vraiment agréable, paisible et parfaitement aménagé. Il y a même des grands barbecues mis à disposition pour faire ses grillades.

Une fois nos estomacs rassasiés, nous décidons de faire quelques pas au bord du lac pour digérer. Le tour complet du lac (9 km) peut se faire à pied sur un chemin de randonnée avec un parcours santé aménagé, mais le temps nous manque alors nous reprenons la voiture pour aller sur « la presqu’île » c’est à dire de l’autre côté du lac.

Aux beaux jours, l’endroit est idéal pour venir en famille. Tout y est pour se baigner, s’amuser, pêcher, faire du pédalo, randonner, manger, se prélasser et même se loger. Des gîtes communaux sont presque les pieds dans l’eau !

Etape 7 : Saint-Médard-Nicourby

Nous sommes amusés par le nom de la commune, autant que par son église et son arbre perdus au milieu des champs. Il n’en faut pas plus à Cyril pour sortir son appareil photo.

Sur la route et à plusieurs reprises durant ce circuit nous pouvons profiter de ces sous-bois de résineux vraiment typiques du pays. Le bois est une matière première essentielle qui fait aussi la richesse de ce territoire. C’est vrai qu’il y en a partout !

Etape 8 : Prendeignes

Nous poursuivons notre route en direction de Figeac mais nous arrêtons à Prendeignes que nous avons noté sur notre parcours. Le bourg du village fait « propre » et bien ordonné avec ses maisons et son église en pierre.

Dans le village à un croisement nous apercevons un totem. Celui-ci doit faire partie du sentier artistique le Chemin des Totems. Ce sont les habitants de la commune qui sont les créateurs de ces réalisations. Sympa l’idée !

À noter dans notre carnet de voyage pour une prochaine fois.

Avant d’arriver à Figeac, nous récupérons la vallée du Célé à Saint-Jean-Mirabel exactement. Une petite halte rafraichissante s’impose !  L’eau est un peu froide, alors la baignade sera pour un autre jour.

Etape 9 : Figeac 

Nous voilà arrivés à Figeac, à la limite du Ségala, du Limargue et des causses mais surtout la ville natale de Jean-François Champollion découvreur des Hiéroglyphes. D’ailleurs un musée dédié aux écritures du monde a pris place dans sa maison natale.

Figeac sur les rives du Célé, est classée ville d’Art et d’Histoire et en déambulant dans les rues, nous comprenons vite pourquoi. L’architecture de cette ville est remarquable :  ses maisons médiévales et à colombages garnies de soleilhos, sa halle, ses églises, son abbaye… On dit de Figeac qu’il faut la regarder les yeux en l‘air. C’est bien vrai ! 

Aux bords du Célé pour capter quelques images de la rivière, nous faisons la rencontre de randonneurs, plus précisément de pèlerins. Pas étonnant puisque Figeac est la porte d’entrée sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans le Lot.

Ils terminent tout juste l’étape du jour. Ils semblent épuisés, mais ravis de faire ce tronçon lotois qui d’après eux est de toute beauté. Ils débutent leur parcours qui doit durer 1 semaine. Nous les quittons sur ces quelques mots, ils leur tardent de prendre une douche avant d’aller explorer le cœur de cette charmante cité.

Quant à nous, nous reprenons la route vers la dernière étape de notre itinéraire.

Etape 10 : Cardaillac 

Ce village est classé parmi les Plus Beaux Villages de France.

Nous reconnaissons un charme fou à ce bourg médiéval avec ses ruelles et maisons de caractères comme l’Oustal Vielh, ses 3 tours : de Sagnes, de l’Horloge, Ronde.

Nous prenons de la hauteur pour admirer le village et la vue en montant à l’imposante tour carrée de Sagnes.

L’ascension est un peu dure mais la vue est imprenable sur les environs.

Cette dernière vue clôture magnifiquement notre circuit, avant de retourner sur Lacapelle-Marival.

C’est vraiment ça le Ségala, partout des points de vues sur la campagne environnante.

Pourquoi c'est sympa :

  • les innombrables points de vues
  • la diversité des paysages tantôt : forêt, sous-bois, prairies, champs, ruisseaux, lacs, villages de caractère, ville…
  • à découvrir autant en voiture qu’à pied avec ses nombreuses balades
  • le climat rafraîchissant grâce à sa position proche du Massif Central, idéal par grosse chaleur en été

A visiter sur le parcours :