Le Chemin de la Pierre Levée

Boucle ,  Culturel ,  Promenades et Randonnées ,  Pédestre ,  Sentier d'interprétation à Sauliac-sur-Célé
4 km
Pédestre
1h 30min
Facile
© Lot Tourisme C. Novello
  • Découvrez l'histoire de ce surprenant village accroché à la falaise qui surplombe le Célé. Vous y découvrirez cazelles et gariottes, dolmen et de superbes vues sur la vallée du Célé et sur le château de Géniès.
  • Dénivelé
    182.78 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 L'Arrestadou
La place qui se situe au cœur du village est appelée “l’Arrestadou”. Le village s'est étendu et son centre s’est déplacé au cours des deux derniers siècles, notamment avec la construction de la route départementale qui longe la vallée. L'Arrestadou est un mot occitan qui signifie " lieu où l’on s’arrête". Les édifices publics construits au 19 e s. face au Célé, ont poussé les habitants à s'installer sur le versant sud de la colline. À l’origine, le village se situait à mi- falaise, en surplomb de la rivière pour offrir une meilleure protection à la population. En 1950, il ne restait plus qu’une seule habitante mais de nombreuses ruines ont été restaurées depuis.
2 Grotte de la "Viste"
La petite route traverse le lieu-dit de "la Viste ". Ce terme occitan signifie la vue, mais aussi le regard, le projet ou le but. Depuis ce point de vue, on distingue aisément l'ancien village de Sauliac, avec en contrebas, les nouveaux quartiers. Au départ du sentier sur la droite, un muret de pierres sèches masque l'entrée d'une grotte qui s'enfonce sur 15 mètres. La légende raconte que les contrebandiers l'utilisaient pour y cacher leur marchandise notamment du tabac et des allumettes pour contourner l'impôt créé en 1872. D’autres grottes du village furent également utilisées par les contrebandiers.
3 Vue sur le pont dans la vallée
En 1864, lors de l'ouverture de la route D41, le pont de Guadaspre a remplacé une ancienne passerelle qui traversait le Célé. Il relie maintenant le cœur du village aux champs du lieu-dit "Cussonat". La colline d'en face, dite "colline Garde" était un bien communal. A l'époque, chaque habitant a pu en acquérir une parcelle par tirage au sort, mais leur seul rapport en était la récolte du buis qui servait de litière aux animaux. Les parcelles inclinées étaient réservées à la vigne, principale culture de la région jusqu'à l'arrivée du phylloxéra au 19s. Cet insecte a totalement ravagé la viticulture française et européenne, qui a dû intégralement se reconstruire après son passage.
4 Vue sur la vallée du Célé
Dans la vallée du Célé, on aperçoit le moulin du hameau de la Merlie. À l'époque, de nombreux bâtiments comme celui-ci étaient en usage sur la rivière. Un peu plus loin, les falaises de Marcilhac-sur-Célé se détachent fièrement du paysage. Le Célé prend sa source dans le Cantal, à 90km de Sauliac. Son nom vient du latin Celer - Celeris qui veut dire rapide. Il a longtemps été une source d’énergie pour les moulins. Ils ne furent reliés entre eux qu'à l'ouverture de la route départementale, il y a 150 ans.
5 Dolmen de la Pierre Levée
Le dolmen de la Pierre levée, ou Peira Levada en occitan, a été partiellement détruit au cours des siècles, mais reste un exemple emblématique des dolmens du Quercy. Il était autrefois recouvert d'un tumulus. Une large pierre, aujourd'hui disparue, en fermait l'un des accès et sa table est brisée en quatre morceaux. Le Quercy est l'une des régions les plus denses en dolmen, avec plus de 600 édifices recensés. Dans le Lot, le dolmen de type « simple » ou « caussenard » est le plus fréquent. La chambre mégalithique était composée de trois dalles : deux dalles latérales se faisant face, appelées orthostates et une dalle de chevet fermant l'une des extrémités. Le tout était recouvert d'une grande pierre appelée "la table" et d'un amas de pierres qui formait le tumulus. L'accès à la chambre sépulcrale était le plus souvent orientée vers le sud-est.
6 La grangette et la cazelle
Les traces des roues cerclées de fer des charrettes d'antan sont encore visibles dans les pierres de ce chemin bordé de murets. De part et d'autre, se trouvent une grangette et une cazelle, construites par les bergers pour leur propre usage. Les cazelles permettaient au berger et à ses animaux de s'abriter lorsqu'ils s'éloignaient de la ferme pour aller vers les pâturages. Leur toit est constitué de lauses en encorbellement. Alors que les pierres des murs et murets proviennent des champs voisins qui étaient épierrés puis cultivés, les lauses des toits étaient acheminées depuis des lieux spécifiques où la couche calcaire s'effeuille en belles dalles exploitables. La grangette en ruine présente un seul pignon encore debout.
7 L’enclos et ses cabanes de pierres sèches
La plupart des habitants du Vieux Sauliac n'avaient pas accès aux terres de la vallée, et cultivaient des parcelles sur le causse, au-dessus des falaises. Cette cabane en pierres sèches dépourvue de fermeture, appelé "gariotte" ainsi que le mur talus témoignent du travail de ces habitants sur le causse. La gariotte est un simple abri pour trois personnes. Elle peut être incorporée à une muraille ou être indépendante. De plan circulaire ou carré, elle dispose d’aménagements sommaires comme des dalles saillantes servant de sièges ou des banquettes en pierre. Elle a sans doute servi au propriétaire de la parcelle ou aux ouvriers agricoles comme les vendangeurs ou les moissonneurs.
8 Le vieux Sauliac et le Château de Géniès
Le château de Sauliac porte le nom d’une famille noble de Saint-Cirq-Lapopie dont le nom est mentionné dans des documents dès 1270. Le bâtiment nord du 12e et 13e s., la tour du 16e s., et le bâtiment central du 19e s. illustrent les nombreuses transformations du château. Dans la falaise ocre dominant l'ancien village semi-troglodytique, les veines grises trahissent la présence de manganèse, et les énormes trous, appelés "marmites de géants" révèlent l'érosion violente de l'eau. La petite source « Tourondel» témoigne de l’activité des eaux souterraines dans ces falaises calcaires.
9 Le Vieux Sauliac
Probablement habité dès la préhistoire, le village s’est ensuite développé à l'époque médiévale autour d'un château dit "des Anglais". Face à la croix blanche, on distingue les restes des soubassements et les encoches des poutres taillées dans la falaise. Les derniers étages du château menaient sans doute à la corniche, puis au poste de gué qui fermait une grotte. Aujourd'hui l'ensemble est en grande partie recouvert de buis Sur la droite, entre les ruines, des sentiers menaient jusqu’au Célé. En aval on devine le bâti de l’ancien moulin à papier lié à l’abbaye de Marcilhac-sur-Célé. Ce lieu-dit s'appelle aujourd'hui « le Papetier ».
183 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 170 m
  • Altitude d'arrivée : 170 m
  • Altitude maximum : 294 m
  • Altitude minimum : 170 m
  • Dénivelé total positif : 183 m
  • Dénivelé total négatif : -183 m
  • Dénivelé positif maximum : 75 m
  • Dénivelé négatif maximum : -59 m
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    Superbe randonnée avec des paysages à couper le souffle. Que ce soit le Lot ou les falaises qui le surplombent, c'est vraiment génial ! A faire sans hésiter :)

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