Vallées du Lot et du Célé

Culturel ,  Routier à Saint-Cirq-Lapopie
50 km
Routier
4h
Facile
  • Ici, les traces de l’histoire de l’homme depuis la préhistoire à nos jours en passant par la Guerre de Cent ans forcent l’émotion…
    Superbes et nombreux panoramas sur la secrète vallée du Célé et sur la vallée du Lot.
  • Dénivelé
    866.82 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Pont ferroviaire de Conduché
Sur la voie ferrée reliant Cahors à Capdenac inaugurée en 1886, les ponts ferroviaires de Conduché sont bâtis selon un procédé innovant du 19e s. : la construction métallique en treillis d'acier. Les piliers de soutien en pierre de chaque côté du tablier sont de facture classique. L’essor de la production d'acier lors de la révolution industrielle du 19e s. a favorisé le développement des constructions métalliques dont l'ingénieur Gustave Eiffel est le plus célèbre représentant. Le pont de Conduché illustre plusieurs de ces nouveaux principes faisant appel au rivetage de poutres profilées et de plaques en acier. L’ensemble est rigidifié par des assemblages en treillis particulièrement visibles sur les panneaux latéraux du pont.
2 La roque de Bouziès (chateau des Anglais)
La roque de Bouziès est une fortification adossée à la falaise, face au village. Le pan de mur qui subsiste aujourd’hui est le vestige d’un ensemble bâti assez important comme en témoignent les nombreux trous d’encastrement des poutres visibles sur la paroi. La roque contrôlait l'entrée d'un gouffre et un réseau de galeries. Une restauration récente a modifié les ouvertures et ajouté le crénelage. On dénombre encore une dizaine de ces roques dans le lot, parmi lesquelles, celles de Brengues, de Cabrerets et d’Autoire sont des exemples remarquables. Les roques sont, en Quercy, des fortifications troglodytiques adossées à une falaise. En les nommant « château des Anglais » ou « château du diable », la tradition populaire a grandement participé à mystifier ces fortifications dont l’origine reste cependant souvent obscure. La majorité d’entre-elles sont attestées dès le 13°S et furent bien souvent à l’origine de seigneuries, voire d’agglomération très anciennes. Dans les vallées du Lot et du Célé, les falaises exposées au Sud et à l’Est offrent encore de nombreux vestiges de ces fortifications.
3 Saint-Cirq-Lapopie
Les vestiges du fort seigneurial de Saint-Cirq-Lapopie, abandonné au 16e s., s'étendent sur l'étroit éperon rocheux qui domine les falaises du Lot, l’église, ainsi que les anciens quartiers du bourg médiéval. Son caractère pittoresque et préservé est à l’origine de l’engouement de personnalités du monde de l’Art qui ont initié la revalorisation du village. Médiévaux, modernes ou contemporains, des visages sculptés dans la pierre et le bois habitent les ruelles escarpées du village, et ne demandent qu’à être vus : saurez-vous les retrouver? Occupé et sans doute fortifié depuis le Haut Moyen Age, le site est partagé à partir du 13e s. entre 3 familles de seigneurs dominants : les Lapopie, les Cardaillac et les Gourdon, qui construisent chacun leur propre château. Des maisons fortes sont édifiées à proximité, bordées d’habitations médiévales en grande majorité rebâties après la guerre de Cent Ans : leur conservation permet d’apprécier l’évolution de l’architecture du 12e au 16e s. L’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette est reconstruite en style gothique au 16e s. autour du chœur de la chapelle romane, ornée de sculptures et de peintures murales.
4 La Tour de Faure
Il faut se rendre au bout du village, au pied de la colline, pour découvrir cet édifice médiéval du début du 13e s qui se présentait comme une tour isolée. Le village, autrefois appelé "Montagnac" qui s’est développé aux alentours avait pris jusqu’au 16e s. le nom des seigneurs garant de la tour. De plan carré, la tour est construite en pierre de taille. Elle comporte 4 niveaux. L'accès se fait depuis le 1er étage grâce à un dispositif escamotable. Cette porte d’entrée en hauteur, couverte d’un arc brisé, est visible sur la façade ouest. Au nord, des latrines sont placées en encorbellement depuis le 3e niveau. Des ruines du 16e s. sont visibles à proximité, et on y distingue des tours arasées et un pigeonnier en forme d’échauguette. Ces lieux d'où l’on peut apercevoir Saint-Cirq-Lapopie dégagent un charme pittoresque.
5 Château de Cénevères
Chef d’œuvre de la Renaissance, le château de Cénevières est accroché en haut d’une falaise, une position stratégique liée à la vocation défensive du site médiéval antérieur. Par ses décors sculptés et sa galerie ouverte sur une élégante cour intérieure, il offre l’un des plus beaux balcons sur le Lot. Il abrite dans ses salons d’exceptionnelles peintures murales. Le temple protestant de la cour cohabite avec une chapelle castrale antérieure. Elle renferme un autel provenant de la cathédrale de Cahors, volé durant les Guerres de religion. La tour médiévale, dite des « Gourdon », est le premier bâtiment d’un ensemble de constructions qui a dû s'adapter à la topographie du site. Il fut ensuite sans cesse modernisé. Les "Gourdon" étaient une puissante famille de coseigneurs de Saint-Cirq-Lapopie. À son retour de la bataille de Marignan, le seigneur du lieu fit installer des lucarnes à frontons triangulaires et des pots à feu de style Renaissance. Une galerie ajoutée au 17e s. magnifie la cour d’honneur. Le plafond du salon du premier étage est orné de remarquables vues d’Istanbul, tandis qu’un cabinet d’alchimie conserve des décors peints inspirés de l’Antiquité.
6 Calvignac
Calvignac s’étend le long du rocher de la Balme, imposante plateforme calcaire dominant les méandres de la vallée du Lot. Ce site remarquable conserve de rares vestiges d’un ancien castrum médiéval autour duquel étaient regroupées quelques habitations. Son implantation stratégique offre l’un des plus beaux panoramas de la région. Par un jeu d’alliance, les seigneurs de Calvignac ont pris possession du château de Larnagol pendant près de trois siècles (14e – 17e s.), contrôlant ainsi les deux rives du Lot. Les dolmens et édifices gallo-romains aux alentours du site témoignent de la présence des hommes à Calvignac dès l'antiquité. Mais c’est au Moyen Age que le village a pris son ampleur. Les tours du vieux fort, dressées au bord du précipice et transformées plus tard en pigeonniers, appartenaient à d’anciennes fortifications. Une porte dans l’enceinte, datant du 13e ou 14e s. marque la limite avec le faubourg, qui s’est progressivement développé le long de la voie d’accès. L’église Saint-Etienne se distingue par son chœur du 11e s, de tradition préromane et la présence de quelques décors peints en trompe l’œil du 19e s.
7 Larnagol
Situé sur la rive droite du Lot, le bourg de Larnagol s’est développé autour d’un fort médiéval sans cesse remanié jusqu’au 18e s. En se perdant dans le dédale des ruelles, on peut découvrir plusieurs maisons de la fin du Moyen Âge, période à laquelle l’église Saint-Pierre-ès-Liens fut reconstruite et embellie par les seigneurs de Calvignac. Dès le 18e s. le château est doté de l’eau courante : un réseau de conduites en plomb dissimulé dans les maçonneries amenait l’eau d’une source, par un jeu de vases communicants. L'histoire complexe, du château a laissé un ensemble remarquable de bâtiments, comprenant deux donjons successifs du13e et du 14e s. ayant appartenu aux seigneurs de Cardaillac, puis à ceux de Calvignac. Au 18e S, épargné par une grande campagne de reconstruction, le logis médiéval fut embelli de gypseries, décorations intérieures moulés ou sculptés en gypse. On doit également à cette dernière phase de travaux l’aménagement des jardins suspendus dotés de plusieurs bassins, dont l’un était destiné aux bains. Ces jardins rappellent dans le paysage les anciennes terrasses plantées de vignes, qui furent anéanties par le phylloxéra dès 1877.
8 Point de vue du Cayre
Les paysages de la vallée du Lot sont rythmés par les méandres de la rivière. Le cours d'eau est bordé de plantes variées et d'arbres qui forment une ripisylve. Cette barrière naturelle de part et d'autre de la rivière favorise un écosystème spécifique à la vallée. Les parcelles agricoles s'étendent en bandes étroites autour d'un talus sur lequel se trouve le "hameau des Granges" ainsi protégé des crues du Lot. Les parcellaire du fond de la vallée dessine une demie roue de bicyclette ! Cette organisation garantie l'accès de chacun à l'eau et une égalité face à la crue. Les vallées du causse ont une morphologie "en terrasse". Cet étagement est dû à l'alternance des périodes glacières et des climats doux qui ont favorisés le dépôt d'alluvions depuis 600.000 ans. La biodiversité varie d'un versant à l'autre de la vallée. L'exposition sud engendre une végétation méditerranéenne clairsemée, bien différente des boisements denses et frais du versant nord.
9 Repaire de Nougayrac
Le Lot compte de superbes châteaux médiévaux, dont le caractère exceptionnel occulte d'autres constructions de la même période. La plupart des édifices du Moyen Âge recensés sont plus modestes, à l’image du repaire de Nougayrac, sur la commune de Saint-Martin-Labouval. Le repaire est situé sur le causse, dans un hameau non de loin de la route reliant la vallée du Lot à celle du Célé. Mentionné dans les sources historiques dès 1287, le reparium de Nogairaco se présente comme une tour isolée. Au 15e s, la réserve seigneuriale comportait également un pigeonnier, un étang et une garenne, espace réservé au seigneur pour la chasse au gibier. A l’origine, l’accès à la tour se faisait uniquement depuis le premier étage, par un dispositif en bois, facilement escamotable. La porte du rez-de-chaussée a été rajoutée à l’époque moderne.
10 Point de vue sur Sauliac-sur-Célé
Le Célé entaille profondément le plateau caussenard, formant une vallée encaissée. Les versants de cette vallée agricole alternent entre pentes boisées et falaises calcaires. Les habitants s'installèrent à l'abri des crues sur des terrasses délimitées par de petites falaises. Sauliac se compose de deux villages distincts. Le Vieux-Sauliac, d'origine médiévale, profitait de la protection d'une falaise, exposée au sud. Aujourd'hui, seules quelques maisons subsistent le long d'une voie en corniche perchée au-dessus de la vallée du Célé. Peu commode d'accès, le Vieux-Sauliac fut délaissé au profit d'un emplacement plus pratique en contre-bas et proche des terres agricoles de la vallée. Au XIXe s., les maisons et les jardins étaient étagés de manière clairsemée autour de l'église.
11 Village de Sauliac-sur-Célé
Suspendu dans un cirque de falaises dominant le Célé, le Vieux-Sauliac est le plus spectaculaire des villages du Moyen-âge, utilisant le flanc de la vallée comme système défensif. Il se développe sur une corniche autour des vestiges supposés d'un château troglodytique, appelé "roque". Dans le sud-ouest les noms de village claquent ! La syllabe terminale du nom Sauliac a une origine gauloise qui sera latinisée en -acum, puis francisée en -ac. Sauliac se compose de deux villages distincts. Le Vieux-Sauliac est perché à l'étroit sur sa corniche et demeure peu commode d'accès. Plus proche des terres agricoles, le nouveau bourg se développa au XIXe s. À cette époque, l'église fut construite, puis plus tard la mairie qui servit aussi d'école.
12 Chapelle du Roc Traoucat
Cette chapelle dédiée à la Vierge du Roc Traoucat, le « rocher-troué », a été aménagée au cours de la seconde moitié du 19e s. à l’emplacement d’un petit oratoire. La construction semi-troglodytique s’appuie sur les parois rocheuses, formant un tunnel naturel qui était autrefois le passage obligé d'un chemin muletier permettant de longer la vallée. Traditions et légendes accompagnent l’existence de ce sanctuaire, aux origines entourées de mystères. Il servit tour à tour de repaire aux brigands, aux protestants et aux anglais pendant la Guerre de Cent ans. La présence d’une statuette de la Vierge noire dans une anfractuosité de la roche, serait la manifestation d’une croyance ancienne, liée au site troglodytique. Selon la légende, invoquer la sainte vierge garantissait de franchir cet étroit passage sans encombre. Au 19e s. un pèlerinage s’y déroulait et donnait lieu à des processions dans les chemins alentour.
13 Cabrerets et ses châteaux
Situé au pied du Pech-Merle, Cabrerets est sans nul doute un site incontournable de la vallée du Célé, au confluent du ruisseau de la Sagne. Le bourg, aux origines médiévales, s’organise autour de deux noyaux d’habitations, l’un regroupé autour de l’église, l’autre étiré contre la falaise. Ils bénéficiaient de la protection de deux châteaux fortifiés. Le “château des Anglais” de Cabrerets est le plus imposant des roques troglodytes du Quercy. L’ensemble, dont une chapelle, mesurait environ 90m de long, pour une largeur de 5m. Les vestiges d’un fort primitif accroché à la falaise, difficilement datable mais mentionné dès la seconde moitié du 13e s. font la renommée du village. Un édifice plus récent lui a succédé, construit au 15e s. par les Gontaud, seigneurs du lieu. Il se distingue par deux imposantes tours, de part et d'autre d'un logis couronné de mâchicoulis. Le bourg, traversé par le ruisseau de la Sagne, fut réagencé au 19e S. suite au tracé de la route départementale dans la vallée. Les jardins suspendus, les ruelles et d’anciennes demeures semi-troglodytiques lui confèrent un charme tout particulier.
867 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 138 m
  • Altitude d'arrivée : 138 m
  • Altitude maximum : 352 m
  • Altitude minimum : 132 m
  • Dénivelé total positif : 867 m
  • Dénivelé total négatif : -866 m
  • Dénivelé positif maximum : 137 m
  • Dénivelé négatif maximum : -136 m
Déposer un avis

Écrivez votre avis sur Vallées Du Lot Et Du Célé :

  • Horrible
  • Mauvais
  • Moyen
  • Très bien
  • Excellent
Il n'y a pas encore d'avis sur Vallées Du Lot Et Du Célé, soyez le premier à en laisser un !