Balade de Puits en Lavoirs

Walks and hikes ,  Walking/pedestrian at Aujols

11.0 km
Walking/pedestrian
3h
Medium
Aujols - Lavoir Papillon© Lot Tourisme - J. Morel
Aujols - Lavoir Papillon
Lavoir à AujolsLot Tourisme-Philipe Imbault
Aujols - Vue sur la Place
Aujols - Chemin des puits
Aujols - Grotte des Conquettes
Aujols - Grotte des Conquettes
Aujols - Lac du Fraysse
Laburgade - Lieu dit Hameau de l'Escalier - Lavoir de l'Escalier
Laburgade - Lavoir de l'Escalié
  • The vestiges of a Knights Templars' priory, wells, laundry troughs, dry-stone huts, and typical Quercy-style rural houses (some dating back to the 15th C.) make this a varied and interesting walk, representative of the local heritage of the Lot.
  • Documentation
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Points of interest
1 Lavoirs papillons
Les “lavoirs papillons” avec leurs pierres à laver disposées en V sont une spécificité rare de la région de Limogne. A Aujols, les 20 pierres s’organisent autour du lac alimenté par la pluie. Le bourg s’est développé au 19e s. autour de ce monumental lavoir, délaissant le centre médiéval construit autour de l’église.

Après avoir trempé le linge dans le lac, les lavandières s'agenouillaient devant les dalles pour le frotter puis le battre.

En 1870 le lac a été agrandi. Les lavoirs ont été restaurés en 2003 avec la pierre du pays. On peut apercevoir l’ancien lavoir en période de sécheresse. L'adduction publique en eau potable dans les années 1950 a accompagné le repeuplement progressif des campagnes, tout en suscitant l'abandon progressif des lavoirs et fontaines, lieux de convivialité du village. Ainsi pendant longtemps, même si les lessives se faisaient à la maison, le linge était encore rincé au lavoir.
2 Eglise et vestiges du château
Situées sur un pech du causse de Lalbenque, les ruines de l’ancien repaire médiéval témoignent encore de la puissance des seigneurs d'Aujols, les Cardaillac. Il ne subsiste pourtant de cet édifice du 13e s. que quelques murs, dont un, percé d'une porte et d’une série de fenêtres, est couronné de créneaux.

Il y aurait eu à l’origine sur le site d’Aujols un prieuré dépendant du chapitre de Cahors construit près de l’église Saint-Jean-Baptiste. Il semble que cet édifice, en grande partie reconstruit au 19e s., ait été contigu au château des Cardaillac. La famille conserve la seigneurie jusqu’au 16e s. Le château d’Aujols est ensuite progressivement abandonné et laissé à l'état de ruine à partir du 18e s.
3 Grotte des Conquettes
Depuis Aujols, le cheminement sur le plateau est continuellement bordé de murets de différents aspects et d'imposants amas de pierres appelés "cayrous". Le paysage change complètement de nature en arrivant au surprenant vallon des Conquettes et se borde d'aplombs rocheux, sous lesquels se trouve la grotte éponyme. Des éboulis sont visibles sous la végétation.

Cette combe étroite et ombragée est aujourd'hui envahie par une végétation arbustive. Elle est bordée de collines couvertes de landes boisées et de pelouses caillouteuses.
L'exode rural à la fin du 19e s. a conduit à une inexorable déprise agricole. Ces terrains abandonnés par les paysans ont été envahis par la friche ou la lande puis recouverts progressivement par des milieux forestiers. Aujourd'hui ces terrains constituent un remarquable réservoir de biodiversité à protéger.
Au contraire, un plus loin, le fond de la combe est bien dégagé et constitué de prairies et de cultures.
4 Lac du Fraysse
De nombreux points d'eau ponctuent les terrains caussenards, parfois isolés au milieu des terres, comme ce "lac" du Fraysse". La plupart du temps ils sont cependant associés à des hameaux, ou à des villages.
Après la guerre, un aménagement bétonné avec l'installation d'une pompe à roue, a facilité le puisage de l'eau à usage agricole, tel l'arrosage de plantations de tabac, aujourd'hui disparues.

D'innombrables points d'eau parsèment le causse, chacun ayant sa propre origine, et sa propre fonctionnalité.
Mais par la nature calcaire de son terrain, le paysage de causse quercynois est pratiquement dépourvu de réseau hydrographique de surface.

Les contraintes naturelles très fortes comme l'absence d'un sol épais et l'aridité ont de tout temps amené l'homme à façonner le paysage : Ainsi, des "lacs" creusés deviendront des points d'attraction, l'épierrage du sol permettra la culture, et l'édification de murets de pierres sèches délimitera les parcelles.
5 Le Chemin des Puits
Si la mémoire locale leur donne des origines romaines, leur construction pourrait dater d’après la révolution. On en trouve une première trace sur le cadastre de 1850.
A l’origine chaque puits avait son propriétaire. Chacun indépendant du puits voisin, d’une profondeur moyenne de trois mètres, taillés dans le rocher, ils sont alimentés par des résurgences.

Eléments indispensables à la vie quotidienne, les puits ont été implantés au plus près des habitations, souvent dans la cour de la ferme.
Constitués d'une margelle et souvent maçonnés pour éviter les chutes et souillures de toute nature, ils vont généralement chercher les micro-écoulements karstiques
Le puisage se faisait sur poulie pour les puits ouverts, ou sur tambour à manivelle pour les puits couverts. La profondeur pouvait varier de 8 à15 mètres.
Pour palier le manque d'eau, beaucoup d'habitations se sont dotées de citernes alimentées par la récupération des eaux de ruissellement des toitures
6 Lac et lavoirs de l'Escalier
Ce lieu a répondu à deux besoins des habitants du hameau de l'Escalié : la possibilité d'abreuver les bêtes, principalement des brebis que les bergers amenaient pâturer sur le causse, et le lavage domestique du linge.
Le lavoir a perdu aujourd'hui sa fonction pour devenir un lieu d'agrément et de souvenirs.
Remarquer le point de vue sur le vignoble du château de Hauteserre.

On venait au lavoir de une à quatre fois l'an, essentiellement pour le gros linge. Les draps préalablement bouillis dans une lessiveuse garnie de cendres de bois étaient ensuite blanchis sur la pierre.

Parfois quand le niveau de l'eau montait entre les mois de septembre et d'octobre, chacun devait attendre son tour, ce qui posait parfois quelques problèmes.
Entre deux coups de battoir, les lavandières se racontaient les derniers potins. On dit que les pierres à laver sont disposées par deux face à face, afin que les femmes puissent bavarder !
Une fois lavé, le linge était étendu autour du lavoir ou dans le pré en contrebas.