Les Dolmens de Limogne

Cultural ,  Paseos y excursiones ,  A pie a Limogne-en-Quercy

9.1 km
99.18.04.02
A pie
3h
Medio
  • La commune de Limogne-en-Quercy bénéficie d'un patrimoine mégalithique très riche, dont cinq dolmens classés aux Monuments Historiques. Vous en découvrirez certains des plus beaux sur cette balade.
  • Desnivel
    177.94 m
  • Documentación
    Los archivos GPX / KML le permiten exportar el rastro de su caminata a su GPS (u otra herramienta de navegación)
Puntos de interés
1 Bourg de Limogne-en-Quercy
Au milieu du 19ème siècle, après la construction de la route royale reliant ​Tonneins à Millau, Limogne se structure autour de la nouvelle église, de la halle aux grains, de la mairie et des écoles. La population est à son apogée en 1851 avec 1500 habitants. Les activités agricoles et commerciales sont florissantes.

Aujourd'hui, ce village caractéristique du causse à l'identité préservée, compte 800 habitants. Il a gardé son attractivité avec ses commerces, ses services, ses équipements, ses marchés, ses associations et ses animations.
Un large réseau de chemins et un riche petit patrimoine au  cœur du Parc naturel régional des causses du Quercy, fait de Limogne un lieu de villégiature tout au long de l'année.
2 Dolmen du Joncas
A 200 mètres du GR 65, accessible par un sentier tracé dans le bosquet de chêne, le dolmen  du ​Joncas émerge au milieu d'un tumulus encore bien marqué. Il fait partie des 13 dolmens recensés sur la commune de Limogne témoignant  d'une présence humaine importante dans  notre région au néolithique. Merci de refermer  la barrière lorsque vous sortez de l'enclos.

Au néolithique, les constructeurs de dolmens sont probablement regroupés en petites communautés. Ils vivent dans des cabanes près des lieux de culture et de pacage des troupeaux. Ils continuent à fréquenter les grottes qui sont peut-être des habitats refuges pour les périodes troublées.
Ils vivent sur le même territoire que les ours, les loups, les lynx et les castors. Ils élèvent des bœufs, des chevaux, des porcs, des chèvres et des moutons et cultivent des terres gagnées sur la forêt. Diverses variétés de céréales, de  légumineuses, de baies, d'herbes et de fruits sauvages constituent la base de leur nourriture.  
3 Puits couvert du Joncas
On peut admirer la capacité de nos anciens à détecter les points d'eau sur le causse et leur ingéniosité à en protéger la pureté. C’est le cas de ce puits construit en pierre sèche et érigé au milieu du champ.

Avec une moyenne de 850 mm de précipitations par an, le causse de Limogne est relativement bien arrosé. Néanmoins, ces précipitations irrégulièrement réparties sur l’année , peuvent créer des périodes de sècheresse. La flore a dû s’adapter à ce micro climat mélangeant les influences méditerranéenne, océanique et continentale. Le printemps voit fleurir bien des espèces et apparaitre des ​orchis très variées comme les pourpres, les pyramidals ou les boucs.
4 Dolmen de Ferrières
Ce superbe dolmen, dit Dolmen de Ferrières, est accessible par un sentier depuis la route goudronnée. Il est classé monument historique depuis1959 et trône au milieu de la prairie. Son tumulus est inexistant mais sa table est imposante ​et le muret servant de chevet a été récemment  restauré. Un chêne lui apporte de l'ombrage et semble lui servir d'appui.

Après l'Aveyron et l'Ardèche, le département du Lot, avec ses six cents dolmens, se classe parmi les trois plus grandes zones mégalithiques de France. Ils sont implantés principalement en terrain calcaire et le plus souvent sur les hauteurs.

Le tumulus est un tertre de pierres et de terre qui entoure la structure du dolmen et protège les dalles latérales, ou orthostats, et la dalle de fond, ou dalle de chevet. Lorsque le tumulus a disparu, par érosion ou par action de l'homme, le dolmen apparaît alors avec son squelette de pierres. N'étant plus soutenu, le risque est qu'il s'effondre de lui-même.
5 Fontaine de Bezou
Sur le causse, les points d'eau pouvaient avoir  des usages différents. La Fontaine de Bézou, servait à abreuver les animaux,  grâce à sa pompe à chapelets et à son abreuvoir en pierre. Un lavoir attenant  permettait de laver et rincer le linge des habitants du hameau. Souvent, une petite parcelle de terrain  servait de  potager car il était facilement irrigable grâce à la proximité de l'eau de la Fontaine.

Sur le causse calcaire, l'eau est  rarement retenue en surface. Elle s'infiltre rapidement dans le sol et le sous-sol, débouchant sur un réseau de rivières souterraines. Ce réseau a fait l'objet d'explorations plus ou moins fructueuses à partir des igues, sortes de puits repérées en surface par les spéléologues. Des essais de coloration de l'eau ont été réalisés  pour permettre de mieux connaître le trajet de ces rivières. Elles aboutissent à des résurgences situées dans des vallées proches : gouffre de Lantouy à Salvagnac-Cajarc, résurgence de Trou-Madame à Cénevières, sources à Crégols et au Bournac. C'est à partir de ces dernières que l'eau est captée pour alimenter  le réseau actuel.
6 Lac d'Aurié
Ce point d'eau communal a la configuration d'un lac de St Namphaise, c'est à dire, creusé à même le roc par l'homme. Il est devenu le RDV de pécheurs grâce à la richesse de sa  faune aquatique. Il est alimenté en eau par le ruissellement de la pluie  venant de la cuvette qui l'entoure et par une source proche.

Sur le Causse, les sécheresses de l'été étaient très redoutées avant que ne soit installée l'eau courante
Les citernes et certains points d'eau n'étant plus alimentés par  la pluie, les réserves pouvaient s'épuiser rapidement.  Il fallait alors imposer des restrictions, le report des lessives et un partage de l'eau des puits encore alimentés qui faisaient l'objet d'une servitude.

Dans les années  très sèches, il fallait aller chercher l'eau à la rivière distante de plusieurs kilomètres avec charrette et barriques. Il était hors de question d'arroser les récoltes mais il fallait pourtant assurer la survie des humains et des animaux. 
7 Dolmen de Pech Lapeyre
Ce dolmen dit " Dolmen du Lac d'Aurié" est classé monument historique., Il est certainement le monument le plus visité de la commune avec son impressionnante  table qui pèse 117 tonnes et mesure  près d'un mètre d'épaisseur. Selon la légende, elle serait taillée dans la roche, du fond du lac d'Aurié, qui est situé à quelques centaines de mètres du dolmen.

Certains dolmens du Quercy ont fait l'objet de fouilles en coopération avec le Service Régional de l'Archéologie. Elles ont révélé un mobilier modeste comme des objets en silex, des poinçons, des perles, des boutons en os, et des épingles Ces fouilles ont également permis de confirmer deux choses :
D'une part le rôle des dolmens comme sépulture collective et d'autre part leur datation  les  situant entre 4500 et 3700 ans ​avant notre époque.
Grâce à ces fouilles​  nous connaissons mieux les techniques de construction de ces dolmens et les  méthodes de fabrication des  outils  néolithiques.​
8 Puits du Mas de Couderc
Le hameau du mas de Couderc comptait 42 âmes en 1920 et l'adduction d'eau ne fut installée que dans les années 60. Le puits couvert de lauzes était l'un des quatre puits du secteur qui alimentaient en eau potable cette population. C'est dire l'importance de ce point d'eau sur le causse à cette époque.

Le causse aride est tout de même ponctué de nombreux points d'eau, comme  des puits , des sources, des fontaines, des mares, des lavoirs, ou encore des  citernes de vigne. Plus de trois cents points d'eau ont été recensés sur la commune de Limogne.

Les habitants ont utilisé les caractéristiques variées du sol tel que la couche d'argile, la déclivité d'un chemin, une roche compacte creusée pour récupérer l'eau ou créer une réserve. Mais  le village de Limogne s'est-il constitué autour de points d'eau, ou bien est-ce l'ingéniosité des habitants qui a conduit à trouver de l'eau ?
9 Le dolmen contemporain de Rigounenque
Le dolmen contemporain de ​Rigounenque résulte d'une expérimentation archéologique menée par l'Association Découverte et Sauvegarde du Patrimoine de Limogne.  Il a été construit entre 2003 et 2008 selon les techniques utilisées au néolithique dans le cadre des journées "P​eira Levada" qui signifie "Pierre Levée" en occitan.

La construction du dolmen débute par la traction à plat sur 150 m d'un montant du dolmen, suivi du creusement des fondations, et de la mise en place des montants et du chevet.
Ensuite le tumulus est édifié suivi par la mise en place de la dalle du dolmen.
La dernière étape voit la finalisation du tumulus et l'inauguration d'un relais de découverte.
 
Chaque étape était animée par des conférences, des expositions, des visites et des repas en lien avec la vie au néolithique auxquels un nombreux public a participé.
178 metros de desnivel
  • Altura de la salida : 307 m
  • Altura de la llegada : 307 m
  • Altura máxima : 328 m
  • Altura mínima : 259 m
  • Desnivel total positivo : 178 m
  • Desnivel positivo/negativo : -178 m
  • Desnivel positivo máximo : 39 m
  • Desnivel negativo máximo : -38 m