A la rencontre des éleveurs et de leurs brebis

Une animation proposée par le Musée de Cuzals

https://youtu.be/f5dFjzN5NBM
Testé par Aude

Découverte du savoir-faire des bergers et de l’utilité du métier

1h30 captivante, ludique et enrichissante...

Rdv devant le château © Lot Tourisme - A. Leconte

Rendez-vous au château du musée de Cuzals

Le rendez-vous est donné à Sauliac sur Célé au musée de plein air de Cuzals, au coeur de la Vallée du Célé.

Cet écomusée s’épanouit sur 20 ha et raconte l'histoire de nos campagnes dans un site unique, vivant, grâce à ses animaux et ses démonstrations de savoir faire. Des milliers d'objets en présentation dans différents lieux illustrent l’évolution de la vie dans la campagne quercynoise. Une visite s'impose et bien que la chaumière, le puit ou la cabane en rondins éveille la curiosité, pour l'instant  il est temps de rejoindre le château, lieu du rendez-vous pour cette matinée.

Ici, vous êtes sur le causse et comme on dit dans le Lot, attention en été le soleil "cogne" ! Chapeau, bonnes chaussures et crème solaire seront vos précieux alliés pour cette visite à la rencontre des éleveurs.

 

Nos animateurs du jour © Lot Tourisme - A. Leconte

Rencontre avec nos animateurs et éleveurs !

Et voici la rencontre ! Ou plutôt les rencontres…

Tout d’abord avec Adeline, l’animatrice du musée, qui accompagne aussi les visites. Adeline est insatiable sur le lieu, le musée et son histoire. Pas étonnant, elle travaille ici à l’année et c'est elle qui est chargée des expositions du musée et des animations.

Vient ensuite la vedette du jour, André Delpech, l’éleveur. Bien sur il n'est pas seul mais bien accompagné de ses fidèles chiennes Ève (la maman) et Lorca (la fille), car que serait un éleveur sans ses chiens !
D’ailleurs, à voir le regard des enfants,  on voit très vite qu'ils en ont fait leurs stars du jour.

 

Présentation du métier © Lot Tourisme - A. Leconte

Présentation du métier d’éleveur « ovin »

André est éleveur d’ovins sur la commune voisine de Cabrerets, à quelques kilomètres du Musée. Pour être plus clair, l’ovin c’est la même chose que le mouton, la brebis ou l’agneau (le petit), à ne pas confondre avec les caprins, les chèvres.

André élève des brebis principalement pour la viande, l’agneau fermier du Quercy. Il transforme aussi le lait pour en faire des yaourts ! Mais la production de viande n’est pas la seule finalité de l’élevage ovin.

Sur cette terre aride du causse (qui couvre 60 % du territoire lotois), André nous explique qu’il est plus facile d’élever des moutons qui mangent l’herbe, que de cultiver la terre. Un simple coup d’œil autour de nous suffit à comprendre son propos. La terre est sèche, la végétation aussi. Ici pousse le chêne, le chêne vert, le genévrier, le buis, l’églantiers, l’érable et des aromates. Et cette végétation il faut « l’entretenir » et la valoriser. Nous commençons à comprendre pourquoi André amène son troupeau pâturer au musée de Cuzals.

Pâturage des brebis © Lot Tourisme - A. Leconte

Le pâturage, une pratique primordiale sur le causse

La cause est simple mais au combien importante, cela aide à entretenir le milieu naturel et préserver la biodiversité du territoire. Sans les brebis, la végétation envahirait le causse qui finirait par fermer complètement le paysage qui deviendrait impraticable et inaccessible. Avec une végétation dense mais sèche le plus gros problème ce sont les feux de forêt. Un calvaire pour les habitants, les éleveurs, les pompiers… Pour faire court la brebis lutte contre les incendies ! Et oui.

Normalement les brebis pâturent de l’automne au printemps sur les causses, ensuite elles prennent le chemin vers les monts du Cantal voisin. C’est la transhumance. Cette pratique n’est plus vraiment dans les habitudes aujourd’hui. L’associations d’éleveurs « Transhumance en Quercy » tente de préserver ce patrimoine qui est perçu comme un folklore plus que comme une réelle tradition de l’élevage ovin. Vous pouvez suivre cette transhumance qui a lieu début août en 15 étapes du Lot au Cantal.

Les questions fusent, le sujet intéresse le groupe. Mais trêve de bavardage les chiennes s’impatientent, elles veulent du mouton !

Travail des chiens de berger © Lot Tourisme - A. Leconte

Le travail des chiens de bergers

Nous montons sur les hauteurs du musée.

Adeline et André nous font un bref topo sur les paysages alentours : la combe ou clou ou doline, les coteaux, la vallée du Célé. Ils sont intarissables sur le sujet, mais je n’en dévoile pas plus, il faudra venir visiter le musée pour en connaître tous les secrets.

Pas le temps de finir la présentation de l’environnement que déjà on entend les cloches tinter. Les chiennes n’ont pas pu résister et en filoutes elles sont parties chercher le troupeau. Celui-ci arrive à grande allure.

Et là nous entendons André commander ses chiennes : « Ève droite, Lorca deux-deux, gauche… » C’est assez impressionnant de voir les chiennes mener ce troupeau, on dirait que c’est un jeu.

Topo sur la brebis causse du Lot © Lot Tourisme - A. Leconte

La race Causse du Lot

André attrape avec délicatesse une de ses bêtes pour nous la présenter et faire un petit spectacle. Pour le plaisir des enfants, André va endormir la brebis. Le résultat est étonnant, André est reconnu comme le « Messmer » de la brebis.

La race causse du Lot a une particularité qui se remarque au premier coup d’œil, elle a des lunettes noires et le bout des oreilles noir. Parfois même le tour de la bouche. Aujourd’hui dans le Lot on compte plus de brebis que d’habitants c’est fou !
Cette race rustique est particulièrement adaptée au territoire, car elle mange de tout :  ronce, gland, feuille, herbe… Voilà pourquoi elle est si précieuse aux yeux des lotois !
Sans compter qu’elle donne une viande de qualité, le fameux agneau fermier du quercy. On peut même utiliser sa laine, même si c’est moins le cas de nos jours.

En plus d’être jolie, c’est un vrai trésor et elle fait sa star chaque année au Salon de l’Agriculture à Paris !

Vue sur le Musée de Cuzals © Lot Tourisme - A. Leconte

Le Musée de Cuzals

Doucement nous redescendons des coteaux pour revenir vers le cœur du musée. Adeline en profite pour nous parler de ce musée qui s’étend sur 20 ha. Au travers des expositions, des démonstrations de savoir-faire et des animations on découvre la vie rurale d’autrefois dans nos campagnes. Et des animations le musée n’en manque pas : Rencontre avec les éleveurs, animations autour de la cuisine quercynoise, de l'artisanat rural ou encore des plantes… il y en a pour tous les goûts et de quoi passer une journée complète au musée.


La rencontre s’achève devant le bistrot du Musée. L'endroit est parfait pour se désaltérer après cette promenade enrichissante mais déshydratante sous le soleil lotois.
C'est alors que siroter une boisson fraîche à l’ombre du magnifique érable de Montpellier procure une vraie sensation de bien être !

 

 

À deux pas de la vallée du Célé

Tous les mercredis en juillet et août
Pas d’inscription, se présenter à l’accueil du musée avant 10h30

Prix d’entrée du musée 5 € adultes, 2,50 € enfants
Gratuit pour les moins de 12 ans.

Tout âge

  • Capture de la Brebis © Lot Tourisme - A. Leconte
  • Sur les coteaux de Cuzals © Lot Tourisme - A. Leconte
  • Le bistrot de Cuzals © Lot Tourisme - A. Leconte
  • L'ombre du bel érable de Montpellier © Lot Tourisme - A. Leconte

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