Visuel Ciné Délices 2021

Festival CinéDélices 2021 : "Les Magnétiques" - "J'ai Aimé Vivre Là" - "Barbaque"

Culturelle, Cinéma, Festival, Gastronomie à Cahors

  • La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de...
    La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de nombreuses avant-premières, la traditionnelle séance « Allons dîner au cinéma » – vendredi 1er – et ses échos gastronomiques, un hommage cinématographique et théâtral au personnage de M. Hulot sera rendu durant le week-end.
    A 14h : "les Magnétiques" : de Vincent Maël CARDONA

    Une petite ville de province au début des années 80. Philippe vit dans l’ombre de son frère, Jérôme, le soleil noir de la bande, borderline et magnifique. Entre la radio pirate installée dans le grenier d’un bar d’amis, le garage du père et la menace du service militaire, les deux frères ignorent qu’ils vivent là les derniers feux d’un monde sur le point de disparaître.

    Le titre est une aubaine pour un film qui met en avant tout un jeu d’aimant entre les personnages, et nous emporte aux temps des bandes audio qui construisent ici une bande-son particulièrement inventive. On passe de Giscard à Mitterrand, d’un monde ancien à un monde nouveau. Pourtant ce ne sont pas forcément ceux qu’on attend qui vont s’emparer de la liberté nouvelle des radios libres et le film délivre ainsi, hors des sentiers battus ou des clichés tentants, une radiographie sociale d’une finesse émouvante. Étrangement, même quand on n’a pas vécu cette période d’articulation entre deux époques, un souffle de nostalgie libertaire n’est pas loin de nous emporter tous ! C’est magnétique !

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    A 16h : "J'ai aimé vivre là" : de Régis SAUDER

    Dans la ville nouvelle beaucoup de gens arrivent d’ailleurs, se mélangent, trouvent une place. Leurs histoires se croisent et s’incarnent ici à Cergy, où Annie Ernaux a écrit l’essentiel de son œuvre, nourrie de l’observation des autres et de son histoire intime.

    Le film déroule son panoramique de Cergy-Pontoise autour de la lecture des écrits, d’Annie Ernaux, où chaque témoin lit l’extrait qu’il reconnaît de son appréhension de la ville. Et ce sentiment de reconnaissance, cette adhésion à la lecture commune participe de l’impression qu’on a d’une communauté urbaine profondément enracinée dans une ville pourtant sans racine et sans histoire. Car Cergy est une ville nouvelle, partie de rien, parfois prise pour un « non-lieu » et qui se révèle héritière de l’utopie des pionniers qui l’ont créée, héritière de l’engagement d’habitants qui se la sont appropriée, ont construit ensemble leur appartenance. C’est chez eux : « On a plus de petites routes tracées par nos habitudes que de grandes routes tracées par les architectes. » Une ville nouvelle issue d’un monde nouveau, cosmopolite, qu’on ne quitte qu’à regrets mais qui accueille sans regret à travers les migrants, nouveaux émissaires d’un monde ouvert. On croit plus que jamais à la réalité d’une utopie. « Il était une fois Cergy… » n’est pas un conte !

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    A 19h : "Barbaque" : de Fabrice EBOUE

    Sophie (Marina Foïs, terrible) et Vincent (Fabrice Éboué) tiennent une petite boucherie. C’est un couple au crépuscule : Vincent prend plus de plaisir à flatter une côte de bœuf que sa femme. Quand la boucherie est attaquée par un commando végan, Vincent démasque un des membres, qui réussit certes à s’enfuir mais qu’il retrouve par hasard et tue malencontreusement. Problème : il faut faire disparaître le corps… Le naturel revient assez vite : pour un boucher, la découpe et la transformation d’une carcasse sont des modes opératoires bien ancrés…

    On est dans le grotesque horrifique, avec des clins d’œil aux comédies de genre, films de vampires, films d’horreur, et même à Hitchcock. On est dans la caricature, et elle n’épargne ni la gente végane ni la gente carnassière dont le pêché mignon s’apparente vite à un acte de cannibalisme inconscient, camouflé en gastronomie. Mais tout cela, c’est pour rire, pure bouffonnerie, les vrais méchants ne sont ni végétariens ni vaqueros. Un seul regret, cependant : qu’aux côtés de Marina Foïs, qu’on ne saluera pas un couteau à la main, Jean Yanne ait refusé le rôle du boucher. Maintenant, puisqu’il s’agit d’une farce, passons à table !

    Soirée "Allons dîner au cinéma" : projection suivie d’un plateau repas préparé par David Blanco, chef de Cuisine
    Côté Sud et accompagné d’un vin proposé par la Maison Georges Vigouroux.

    Réservation obligatoire en caisse du Grand Palais ou sur www.cinelegrandpalais.fr
  • Tarifs 2021
  • Général
    À partir de 8.50 €

    • La place

  • Tarif réduit
    À partir de 7.50 €

    • Etudiants, chômeurs, minima sociaux, -18 ans, Ciné+

  • Tarif Enfant
    À partir de 5 €

    • - 12 ans

  • Général
    À partir de 20 €

    • Soirée Allons dîner au cinéma