Concert "Préludes Orientaux", à Caillac

Concert ,  Musique classique ,  Son et Lumière à Caillac

  • L’été 2018, le festival de Saint-Céré sera une fête renouvelée, une fête du public, une fête des artistes, une fête de l’opéra pour toutes et tous. Une fête avec une nouvelle génération d’interprètes, peut être les stars de demain, mais aussi une fête avec les fidèles artistes, chanteurs ou musiciens, qui ont enchanté le festival depuis tant d’années.

    Une fête aussi sur l’ensemble du territoire de la vallée de la Dordogne et de Cahors, une fête dans les magnifiques châteaux de l’état : Castelnau, Montal et Assier… une fête à l’Usine, le lieu de la culture de Saint-Céré qui rayonne sur notre bassin de vie …
    L’opéra est souvent une histoire de femmes, l’histoire « des » femmes.

    C’est encore le cas, cet été. Avec « les Noces de Figaro », Mozart évoque des femmes qui revendiquent leur liberté. Avec « la Traviata », Verdi nous conte l’histoire d’une femme qui aime malgré la maladie, malgré les interdits et les clivages sociaux. Avec « les Contes d’Hoffmann », Offenbach nous présente les trois femmes rêvées, l’idéal féminin à jamais inaccessible.
    Avec « le Devin du Village », Rousseau évoque la jeune Colette et tous les possibles d’une femme en devenir …

    Il y aura Gustave Mahler, Chopin, Vivaldi, mais aussi les musiciens français du 18ème, les préludes orientaux. Toutes ces musiques, ces univers résonnent en chœur avec le public pour faire de notre festival un moment unique en France, un moment en dehors des modes et des préjugés, véritable moment de partage.

    La musique porte ainsi des fables et les transmet … De jeunes artistes présentent ces concertos, ces prières sacrées ou profanes, ces chansons populaires avec un éclectisme qui prouve leur ouverture aux autres.

    Les artistes sont les médiateurs par lesquels chacun pourra voyager et partager avec les autres dans une joie collective.
    C’est le projet ambitieux de ce festival depuis maintenant plus de 38 années dans ce pays rural : attirer et fédérer un public hors des sentiers calibrés, dans des églises modestes et intimes, des places de village joyeuses, des monuments exceptionnels…

    C’est le grand pari sur l’avenir où la culture et la musique deviennent un langage commun à toutes et tous pour faire société !





    À l’origine, il n’y avait pratiquement pas de musique instrumentale dans la musique arabe orientale, il y avait le chant alors que l’instrument était là pour le soutenir, fixer la tonalité et le mode ou remplir les vides pour reposer le chanteur. La plupart du temps on se servait juste d’un seul instrument et une percussion pour respecter le rythme.

    Progressivement, on a commencé à structurer les chants en faisant des couplets et des refrains, les instruments reprenaient juste la même mélodie après le chant pour reposer le chanteur et aussi pour écouter les instruments seuls.

    Pour préparer le chant on improvisait dans le mode prévu selon l’humeur et la virtuosité de l’instrumentiste accompagnateur (qui la plupart du temps était le chanteur même).

    Vers la fin du 18ème et début 19ème siècle la musique ottomane a mis en place des « doulab » qui sont des petits préludes standards de moins d’une minute dans tous les modes habituels et que les musiciens reprenaient avant chaque chant selon le mode choisi .

    Au début du 20ème siècle les compositeurs arabes orientaux ont commencé à composer des « doulab » personnalisés pour chaque chanson mais toujours dans le même style ottoman traditionnel. Il a fallu attendre l’arrivée d’ingénieux compositeurs égyptiens tel Mohamed Abdelwahab, Ryad Sumbati et Qassabji entre autres vers les années 40 pour commencer à faire vraiment des préludes de longue durée (4 ou 5 minutes) voir plus, Mohammed Abdelwahab a été le précurseur de ce genre et aussi celui qui a introduit beaucoup d’instruments solistes (voir occidentaux comme la guitare, accordéon, orgue et autres).

    Les chansons duraient en moyenne 4 ou 6 minutes, mais le public demandait à ce qu’on reprenne les couplets plusieurs fois, et les chanteurs selon leur virtuosité pouvaient improviser jusqu’à une heure. Les compositeurs alors ont eu l’idée de faire des pièces de musique plus au moins longues à mettre entre les couplets ce qui a donné naissance à des interludes aussi longs des fois que les préludes et qui sont propres à chaque couplet et qui peuvent aussi être joués séparément après comme pièces instrumentale à part entière.

    Ce genre de musique instrumentale a pris fin vers les années 90 avec la mode de la chanson courte mais le public continu à écouter les grandes chansons et les orchestres orientaux continuent à jouer ces préludes et interludes et c’était un meilleur moyen d’initier l’auditeur arabe à la musique instrumentale.

    Billetterie : Office de tourisme de Cahors
  • Tarifs
  • Adulte
    À partir de 17 €
  • Tarif réduit

    • Demandeurs d'emplois, étudiant, - de 18 ans, carte Grand Pass, groupes + 10 pers

    À partir de 14 €
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