Châteaux et villages du Causse de Limogne

Culturel ,  Routier à Limogne-en-Quercy
73.1 km
Routier
4h
Facile
  • Dénivelé
    707.17 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Le halle et le village de Beauregard
La halle du XVIIe s au centre de la place est un bel exemple de couverture en lauzes calées sur liteau. Ce type d'ouvrage est encore visible sur quelques maisons ou bâtiment agricoles du causse de Limogne. Cette couverture pyramidale très lourde est supportée par une forte charpente en chêne reposant sur de solides piliers maçonnés. Le mur sud de la halle intègre des récipients en pierre percés d'un orifice latéral. Il s'agit d'anciennes mesures à grain qui servaient d'étalon pour les échanges commerciaux ou en cas de litige. Beauregard est une ville fondée à la fin du XIIIe s par le Roi de France et l'abbé de Marcilhac afin de fixer les populations et stimuler l'économie locale. Centré sur une place carrée où débouchent les rues principales, le bourg est construit sur un plan régulier avec des rues rectilignes qui se croisent à angle droit délimitant un damier d’îlots bâtis.
2 Village d'Escamps
Comme de nombreux autres villages du causse de Limogne, Escamps se développe sur une crête bordant une dépression appelée doline. A proximité de points d'eau comme un puits, ou un lac,, et dans le creux de la doline, les cultures profitent de l'accumulation de terres fertiles dans le terrain “aride” et minéral du causse. Le nom d'Escamps est une déformation de « als camps » signifiant les champs en occitan et désignant probablement la doline cultivée bordant le village. L'actuelle mairie est en partie constituée des vestiges d'un fort, qui appartenait probablement à la seigneurie de Saint-Cirq-Lapopie. Les habitants y trouvèrent refuge pendant la guerre de Cent-ans puis s'y établirent définitivement. Bourg rural et agricole, Escamps connut un fort développement au XIXe S. grâce à l'exploitation des mines de phosphate à proximité. La Première Guerre mondiale et l'exode rural lié à la fin de l'exploitation minière entrainèrent au début du XXe S. un déclin important de la population.
3 Le village d'Aujols
Le village s'organise de manière discontinue à partir d'une vaste place enherbée dotée d'un petit lac et de pierres de lavage. Cette place représentait le centre de la vie rurale au 18ème et 19ème s. Les maisons paysannes sur cave sont desservies par des escaliers et de larges perrons couverts qui forment parfois de longues galeries en bois. A Aujols, on trouve les plus gros papillons du Quercy ! C'est en fait le nom donné aux pierres disposées en V autour du lac et sur lesquelles, autrefois, on lavait le linge.
4 Le village de Concots
Les habitations encerclent la tour carrée élevée au XIIIe s par les Chevaliers de Concots. Cette forme urbaine datant du Moyen-âge est appelée ​castrum. Au centre, la tour carrée et le logis seigneurial du XVe s., avec sa tour d'escalier ronde, constituaient le fort, destiné à protéger le bourg. Comme le veut l'usage féodal, la tour n'est pas accolée au logis seigneurial (l'escalier est récent). Le seigneur local n'en est pas vraiment propriétaire et doit pouvoir, à tout moment, la rendre à son suzerain. Au Moyen-âge, Concots s'implante en bordure d'une vaste dépression en forme de conque qui a peut-être donné son nom au village. Il bénéficie de sources alimentées par une nappe d'eau souterraine. Ces eaux infiltrées dans les calcaires du causse ont permis la construction de puits, d'un lavoir et d'un lac. Les terres fraiches, profondes et fertiles de la conque accueillent des jardins entourés de murets et cultivés par les habitants jusqu'au milieu du XXe s.
5 Les porches de Lugagnac
Certaines cours des mas agricoles du village sont fermées par des murs en pierre et de grands portails. Ces derniers sont encadrés de piliers supportant un petit ouvrage couvert en lauze calcaire. De faibles dimensions, ce dispositif avait sans doute une fonction décorative ou symbolique. La couverture des portails est constituée de pierre plates, ou lauzes. Elles sont empilées sur un linteau en bois ou portée par une petite charpente pour former un toit à deux pentes. Ces constructions illustrent le savoir-faire caussenard des couvertures en lauzes calées sur liteaux. Celles-ci tendent  aujourd'hui à se raréfier, même si elles sont  encore conservées sur des annexes agricoles, des pigeonnier ou des porches du causse de Limogne.
6 Château de Couanac
Le château de Couanac se trouve près du village de Varaire, entouré de bois et de prés. Bâti au début du 16e s. par la puissante famille Hébrard de Saint-Sulpice il se compose de logis et de tours circulaires disposés autour d’une cour, caractéristique des châteaux à la Française. C’est l’un des plus remarquables édifices de la Renaissance en Quercy. La chapelle castrale est une réutilisation d’une ancienne église paroissiale romane du hameau de Couanac, délaissée après les troubles de la guerre de Cent Ans. La construction du château a été entreprise sur l’emplacement d’un ancien édifice, dont les vestiges du 12e et -13e s. sont incorporés dans l’aile sud. La tour seigneuriale, bâtie au-dessus de la croisée du transept de la chapelle a été fortifiée par des mâchicoulis au14e s. Des séries de fenêtres à meneaux ornent la façade Renaissance du logis nord, surmonté de lucarnes à fronton triangulaire. Elles sont agrémentées de pots à feu, des sculptures représentants des vases d’où s’échappent des flemmes. Une galerie aujourd'hui disparue desservait les parties hautes, le long de la façade sud.
7 Le village de Varaire
Au sud de la place, un escalier extérieur ou bolet dessert l’étage d'une maison ancienne. Le sol et le garde-corps du perron sont formés chacun d'une seule dalle de pierre. Exploiter la propriété du calcaire local qui se détache par larges plaques est typique d'un savoir-faire propre aux causses. Au centre du bourg, la tour carrée édifiée au XIIIe s est celle des Cardaillac-Varaire, branche d'une famille noble parmi les plus puissantes du Quercy médiéval. Pour répondre à des impératifs de défense, cette tour n'est, à l'origine, accessible qu'au premier étage par une porte en arc brisé (visible sur le côté nord). Selon l'usage féodal, la tour est détachée du logis seigneurial qui se développe à l'ouest et qui est reconnaissable par les fenêtres à colonnette récemment restituées de sa façade sud. A l'est de la place, le grand lavoir est aménagé sur l'ancien vivier seigneurial ou pesquié qui fournissait le poisson pour les repas des nombreux jours de carême au Moyen-âge.
8 Château de Marsa
Le château de Labastide-Marsa fut édifié au 13e s. par une famille de chevaliers. C’est une construction complexe, remarquable par son haut donjon médiéval et son logis du 17e s. qui conserve dans une galerie un étonnant décor mural. La proximité du hameau et d’un lavoir situé en contrebas donnent au lieu un caractère champêtre très agréable. Autrefois relié à la bastide de Beauregard par une rue publique, le château a fait l’objet de nombreux remaniements autour du donjon. Le logis conserve à l’étage noble des planchers et plafonds à la française. La cour contient un pigeonnier couvert de lauzes et un four à pain bâtis après la guerre de Cent Ans. A l’arrière de l’édifice, des jardins en terrasses descendent jusqu’au lavoir. A 200 mètres au nord, une grange-étable typique du causse de Limogne présente une charpente « à la Mansart », la partie supérieure ​ est couverte en tuile canal et les rampants en lauze calcaire.
9 Prieuré de Laramière
Le prieuré Notre-Dame, édifié au milieu du 13e s., est un remarquable ensemble d’architecture gothique, et conserve des décors peints et sculptés exceptionnels. Situé à la limite de deux paysages contrastés, le causse de Limogne et les bocages du Limargue, le prieuré est érigé au-dessus de la perte du ruisseau de Rausel, ce qui ajoute au charme mystérieux du lieu. Jadis prospère, le site a été occupé et pillé à plusieurs reprises au cours de l’Histoire. Il ne subsiste aujourd’hui que deux ailes de bâtiments et l’église Saint-Georges. Elles étaient autrefois agencées autour d’un cloître. La salle capitulaire présente des clefs de voûtes sculptées ainsi que des restes de décors peints aux motifs géométriques. Deux enfeus sont aménagés dans l’aile nord. Ces tombeaux encastrés dans l'épaisseur du mur conservent la sculpture d’une tête de femme inspirée de l’art gothique d’Ile-de-France. Le ruisseau qui ressurgie aux environs de Cajarc, actionnait plusieurs moulins grâce à une importante retenue d'eau et des conduites canalisées.
707 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 368 m
  • Altitude d'arrivée : 366 m
  • Altitude maximum : 397 m
  • Altitude minimum : 165 m
  • Dénivelé total positif : 707 m
  • Dénivelé total négatif : -709 m
  • Dénivelé positif maximum : 49 m
  • Dénivelé négatif maximum : -56 m
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