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Le Sentier des Dolmens de Saint-Chels

Cultural ,  Information trail ,  Walks and hikes ,  Walking/pedestrian at Saint-Chels

9.5 km
Walking/pedestrian
2h 45min
Medium
Points of interest
1 Saint Chels, un village du causse
Situé au milieu des causses et riverain du Célé, ce petit village se caractérise par son urbanisme en mas, sa nature préservée, ses pierres sèches, son chemin d’interprétation des dolmens, son église du 11ème, annexe de l’abbaye de Marcilhac-sur-Célé et son moulin à vent du 18ème.

La paroisse, mentionnée dès 1225 dans les textes, était rattachée à la seigneurie de Larnagol.
Sa situation sur le causse, entre Lot et Célé, en fit un lieu disputé pendant la guerre de Cent Ans. Il reste encore quelques traces de fortifications. Sur le chemin reliant Cahors à Figeac par le causse, c’était une étape sécurisée pour les voyageurs avec sa maison forte.
La commune dispose d'un très riche patrimoine mégalithique, dont 4 dolmens classés aux Monuments Historiques.
La vie associative est très dynamique et offre de multiples opportunités culturelles dans ce village où le lien social est un art de vivre
2 Point de vue
Les mégalithes constituaient de véritables marqueurs dans le territoire. Toutefois, des études récentes ont montré que tous n’étaient pas construits pour être visibles de loin. Le mégalithisme n’est pas restreint à la France ou à l’Europe et on trouve ces monuments de pierre dans d’autres continents et de nombreux pays.

Le mégalithisme au Néolithique s’est répandu dans de nombreux pays. De la Scandinavie à l’Espagne et au Portugal, en passant par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Italie, on estime à 35 000 le nombre de mégalithes connus en Europe. Le mégalithisme déborde également en Afrique du Nord et au Moyen Orient avec des concentrations de grande ampleur : aucune région d’Europe, par exemple, ne possède de nécropoles associant menhirs et dolmens qui soient comparables à celles de l’Algérie orientale et de la Tunisie centrale.

Les vestiges de Roknia en Algérie sont un lieu funéraire abritant plus de 3000 dolmens. A titre de comparaison, on trouve environ 4500 dolmens en France.
3 Forêt départementale et conifères
Vous vous trouvez dans une forêt départementale. A la mort du dernier métayer, en 1955, le Conseil Général du Lot a acquis ce domaine dans le but d’effectuer une opération pilote de reboisement afin de produire du bois d’œuvre et d’accueillir du public. Elle devient une forêt atypique plantée de conifères : pins noirs d’Autriche, Douglas, cèdres de l’Atlas.

Dans le monde végétal, les conifères sont les arbres les plus anciens. Comme les dolmens qui racontent la préhistoire de l’homme, les conifères racontent les premiers temps du monde végétal. Apparus sur Terre voilà 350 millions d'années, au temps du Carbonifère, les conifères sont arrivés bien avant les arbres feuillus. Leur déclin devait toutefois commencer, il y a 150 millions d'années à la fin du Jurassique, après d'importants changements climatiques. Supplantés à partir du Cénozoïque, il y a 66 millions d’années, par les plantes à fleurs, ils ont cependant résisté jusqu'à nos jours.

Seulement 600 espèces de conifères sont actuellement présentes sur Terre contre 400 000 pour les plantes à fleurs (angiospermes).
4 Tumulus du Cloup de Payrol
Malgré son apparence ruinée, ce monument nous renseigne sur l’architecture originelle de ces sépultures mégalithiques. Cependant elles ont sans cesse évolué au cours du temps, évolution due aussi bien à l’action de l’homme qu’à l’action de l’érosion naturelle. Il est malgré tout possible de définir leur date de construction qui remonte au Néolithique.

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Pour déterminer l’âge d’un dolmen, on ne peut pas s’appuyer sur la pierre utilisée. Celle-ci est vieille de plusieurs millions d’années. Alors comment dater ces mégalithes ? C’est grâce aux objets trouvés sur place ou à proximité qu’il est possible d’estimer sa période d’utilisation : ossements, céramiques, objets lithiques peuvent être datés. L’architecture d’un dolmen renseigne également, par analogie avec d’autres mégalithes, sur sa période de construction. Les mégalithes restent toutefois très difficiles à dater, car une grande partie d’entre eux a été vidée, pillée et transformée.
5 Dolmen du Mas de Jean Blanc
Les différentes études réalisées sur les lieux où le mégalithisme s'est développé, conduisent à penser que les dolmens ont été édifiés là où les hommes ont pu extraire et transporter facilement de grandes dalles de pierre. Dans le Lot, la disponibilité de la ressource expliquerait la concentration des mégalithes sur les causses du Quercy : de fait, la roche calcaire est le matériau le plus couramment utilisé.

Le débordement de la table de couverture par rapport aux piliers n’est pas un fait exceptionnel dans les monuments de type caussenard. Pour une grande majorité d’entre eux, la table dépasse de 30 à 60 cm. Cependant, si ce débordement est bien connu, cette singularité pose question. Il se trouve que ce caractère hors norme du dépassement renvoie à des modèles observés par ailleurs, et notamment en Bretagne, dans le cadre de stèles auparavant érigées à l’air libre et réutilisées comme table de couverture.
6 Dolmen des Agars
Des cas de réemplois des mégalithes sont de plus en plus identifiés. L’assemblage des orthostates créé des rainures d’emboîtement sur les pierres. Grâce à l’identification d’anomalies dans ces rainures, de nombreux détails ont permis de démontrer l’existence de gestes de recyclage et de réutilisation de dalles de pierre.

La hauteur inégale des montants du dolmen des Agars lui donne un aspect plutôt hétéroclite. De plus, contrairement aux autres mégalithes, le montant oriental, a une couleur très blanche comme s’il provenait d’une extraction récente. Cependant, l’historique des recherches ne fait aucune mention d’intervention humaine récente sur les montants ou sur la table de couverture. Cette couleur très blanche s’explique en réalité par la présence d’un lichen couvrant entièrement la surface.
7 Dolmen de Pech d’Agaïo
Beaucoup de légendes et de croyances anciennes ont été véhiculées sur les origines des mégalithes : un trésor, encore jamais trouvé, y serait caché ou encore le diable en serait à l’origine ! Une des croyances les plus répandues consistait à identifier les dolmens comme des tables de sacrifices dont se servaient les druides.

Aux 18ème et 19ème siècles, les savants associent les mégalithes à la culture celtique et en font des monuments à usages druidiques : les traces d’érosion devinrent des rigoles d’écoulement et des déversoirs prêts à accueillir le sang de victimes humaines ! A ces mêmes périodes, ces monuments sont qualifiés des noms bretons « dolmen » et « menhir ». Il faudra attendre le début du 20ème siècle pour que les historiens et les archéologues démentent ces usages et démontrent que le mégalithisme remonte à plus de 5000 ans avant notre ère.
8 Combe de Saule
L’architecture des mégalithes est très diversifiée, que ce soit dans la forme, les dimensions et les emplacements de ces derniers. Ces différences pourraient témoigner de traditions architecturales liées à des groupes d’individus différents mais aussi résulter de contraintes liées aux affleurements naturels de dalles. Les études en cours sur les affleurements rocheux des causses du Quercy devraient permettre de répondre à cette question.

Si tous les dolmens n’avaient pas pour vocation à être visibles, en revanche, ceux du Quercy semblent avoir été construits pour être vus. Ainsi, le fait que la majorité des dolmens soit construit sur les points les plus hauts du territoire indiquerait bien que le but recherché était d’être le plus visible dans leur environnement. Ces dolmens pourraient être le marqueur d’occupation d’un territoire par un groupe d’individus…
9 Caselle des Ouvriés
Le Quercy se distingue d’autres régions par son architecture et ses paysages et particulièrement par son art de bâtir dans les campagnes. Ainsi l’architecture paysanne est encore bien présente par le nombre et la dispersion de ses édifices liés à une accession précoce à la petite propriété après la guerre de Cent Ans.

Moins soumis aux transformations liées aux changements d’usage comme le sont les maisons et les granges habitées, le petit patrimoine peut rester un témoin plus fidèle du passé. Il est un objet concret d’évocation du quotidien. Témoin de la vie des générations précédentes, il renseigne sur l’histoire locale, les activités, la vie religieuse, la vie sociale. De nombreuses constructions, murets en pierres sèches, lacs de Saint-Namphaise, caselles, puits, fontaines, lavoirs, façonnent, aujourd’hui encore, l’image et l’identité du territoire.

Le petit patrimoine est constitué de petits édifices qui n’ont souvent plus d’usage mais que l’on conserve parce qu’ils ont une valeur historique ou sentimentale. Les menhirs et dolmens en sont exclus.
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