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Le Causse de Lauriol

Cultural ,  Information trail ,  Walks and hikes ,  Walking/pedestrian at Saint-Céré

9.0 km
Walking/pedestrian
3h
Medium
Points of interest
1 Place du Mercadial
Vous vous trouvez ici place du marché (le mercadial en occitan) au cœur de la ville. Au Moyen Age, cette place était sans doute plus petite et était occupée par une halle. Autour de la place se trouvent des maisons de différentes époques qui témoignent de cette activité marchande.

La maison des Consuls est la plus grande de la place, elle est construite au 16e s. par un riche marchand. Elle est occupée par les Consuls qui administrent la ville. A l’arrière du bâtiment se trouve une belle tour d’escalier Renaissance. L’étage possède un remarquable décor peint (non visible) qui témoigne de la richesse de son propriétaire. En face de la maison des Consuls et faisant l’angle avec la rue Pasteur se trouve une maison de marchand datant du 15e s. appelée la « maison au taoulié » (étal en occitan).
2 Saint-Céré
La ville de Saint-Céré est située dans la vallée de la Bave, un affluent de la Dordogne. Elle se trouve au pied du Ségala et est un point de jonction entre le causse de Gramat et le Limargue. Saint-Céré doit son origine à la création du castrum de Saint-Laurent-les-Tours dont la ville s’étend à ses pieds.

Au Moyen Age, la cité s’appelle Sainte-Spérie (du nom de la jeune martyre locale) et se regroupe autour de l’église du même nom. La ville est située entre les différents bras de la Bave favorisant les activités marchandes. C’est un lieu privilégié pour les foires et marchés. Au 15e s., Saint-Céré est cerné de remparts, de portes et de fossés. Pour lutter contre les crues de la Bave, intervient en 1611 un ingénieur hollandais Vandendamme pour construire un réseau de canaux à travers la ville. Au 17e et 18 s., les rues et places sont élargies et les remparts laissent place à de grands hôtels particuliers.
3 Eglise Sainte Spérie
L’église Sainte Spérie doit son nom à la jeune martyre Spérie qui serait morte après avoir eu la tête tranchée car elle refusait d’épouser le seigneur local. La légende raconte que Spérie aurait ramassé sa tête et serait allée la laver dans une fontaine. C’est à l’emplacement supposé de cette fontaine qu’a été construite l’église Sainte-Spérie.

Cette église d’origine romane a été plusieurs fois remaniée après la guerre de Cent Ans et suite à un incendie au 16e s. Le chœur a été construit au-dessus d’une crypte, elle-même construite sur la fontaine de sainte Spérie. Cette crypte abrite les reliques de la sainte. Les vitraux 19e de l’église raconte sa légende. Au nord se trouve une chapelle avec un remarquable décor Renaissance. Dans le chœur trône un imposant retable 18e s.

En sortant, observez le clocher de l’église construit au 18e s. avec les pierres de démolition des anciens remparts.
4 Eglise des Recollets
Vous êtes devant l’église des Récollets sur le quai du même nom. L’appellation Récollets est dû à un couvent de pères franciscains réformés, appelés au 17e s. à Saint-Céré, pour lutter contre le protestantisme. L’église est construite à cette période. Sa façade classique et son imposant clocher sont tournés vers la Bave.

Cette église d’origine romane a été plusieurs fois remaniée après la guerre de Cent Ans et suite à un incendie au 16e s. Le chœur a été construit au-dessus d’une crypte, elle-même construite sur la fontaine de sainte Spérie. Cette crypte abrite les reliques de la sainte. Les vitraux 19e de l’église raconte sa légende. Au nord se trouve une chapelle avec un remarquable décor Renaissance. Dans le chœur trône un imposant retable 18e
5 Château de Montal
Le château de Montal situé dans la vallée de la Bave est un des rares exemples de château Renaissance conservé au nord du Lot. C’est en 1519 que Jeanne de Balsac signe le contrat de construction pour cette demeure. L'édifice ne sera jamais achevé : deux ailes seulement sur les quatre prévues sont terminées en 1534.

Les deux corps de logis sont desservis par un escalier d'honneur placé dans un pavillon rectangulaire. L’escalier droit est célèbre pour le décor de ses revers de marches entièrement sculptés. Le programme sculpté extérieur est particulièrement soigné : une frise mêle figures mythologiques et allégoriques : Hermès chevauchant une licorne, Hercule et Antée, Mars et la Victoire... A l'étage noble, une série de bustes représentant les propriétaires est accompagnée de statues des vertus cardinales : la Force et probablement la Prudence.
6 Un abri naturel
Dans la falaise de calcaire qui ceint le causse de Lauriol s’ouvre une cavité peu profonde. Il s’agit d’un petit abri sous roche. Comme le nom l’indique, ce type de cavité est utilisée comme abri ponctuel ou saisonnier depuis la Préhistoire. Aujourd’hui, elle abrite parfois des randonneurs surpris par la pluie !

L’abri sous roche du causse de Lauriol est une formation naturelle fréquente dans les paysages calcaires des causses du Quercy. Les circulations d’eau à l’intérieur des massifs rocheux érodent le calcaire en surface comme en profondeur par dissolution. Dans le cas présent, il s’agit très vraisemblablement d’une cavité creusée par une ancienne rivière souterraine puis mise au jour quand la falaise s’est formée ultérieurement.
7 Causse de Lauriol
Eperon bordé de versants abrupts, le causse de Lauriol est un étroit plateau calcaire où la nature reprend ses droits. Délaissés par l’agriculture, les parcelles de parcours à moutons cèdent progressivement leur place à une chênaie spontanée. Sur le flanc ouest, les chaos rocheux témoignent de l’instabilité des falaises qui cernent ce causse.

Avec l’éperon du Caussenil et celui du Cayla, le causse de Lauriol, forme les Césarines, ensemble de trois plateaux calcaires qui surplombent Saint-Céré. Localement, la tradition dit qu’elles ont accueilli des camps de légions romaines durant la guerre des Gaules conduite par César. Son occupation est cependant plus ancienne : âge du bronze et âge du fer. Certains auteurs ont affirmé que Lauriol était voué à l’agriculture tandis que celui du Cayla accueillait l’habitat et le Caussenil, les nécropoles.
8 Panorama sur la vallée de la Bave
Du rebord du causse de Lauriol, on découvre la vallée de la Bave et le Limargue, pays herbager et bocager densément habité. Ce paysage offre un modelé souple entre le causse calcaire et les hauts reliefs cristallins du Ségala qui ferment l’horizon en direction du nord et de l’est. Depuis le Moyen-âge, la ville de Saint-Céré s’étend sur les rives de la Bave.

Face au causse de Lauriol, une série de buttes coniques isolées identifient le paysage du bassin de Saint-Céré. L’une d’elles porte les ruines du fort médiéval des tours de Saint-Laurent. Sur les coteaux proches, un tissu pavillonnaire s’est dispersé à partir de la fin 20e s. au dépend d’espaces agricoles. Dans le fond de vallée, les zones d’activités témoignent du dynamisme industriel du nord du Lot. A l’ouest, émergent le château de Montal, pièce maîtresse de la Renaissance en Quercy, et le village de Saint-Jean-Lespinasse signalé par son église à clocher carré trapu.
9 le Moulin-Haut entre Causse et Ségala
A l’orée du Ségala, premier palier lotois du Massif Central, le moulin exploite les eaux du ruisseau de la Négrie émergeant 1 km en amont. Il ne possède plus que son canal de fuite. Une fenêtre à cadre de bois le rattache à la tradition architecturale du Ségala et sa haute toiture au Haut-Quercy. La grange arbore un contrefort renforçant le mur en bordure du ruisseau.

A hauteur du Moulin-Haut, le ruisseau s’écoule entre les granites, terrains cristallins du Ségala et les calcaires du causse. Sur le Causse, croît le chêne pubescent à petites feuilles aux lobes arrondis tandis qu’en Ségala prospère le châtaignier à larges feuilles nettement dentées. D’un versant à l’autre s’installent deux mondes végétaux que tout oppose. Regardant le nord, des sous-bois frais plantés de fougère et de houx font face à une végétation à tonalité méridionale aux allures rabougries et adaptée à la sécheresse que détermine le sous-sol fissuré.
10 Bocage et vergers du Limargue
Passé le Moulin-Haut, le vallon du ruisseau s’élargit et entre en Limargue. Ce terroir présente des sols lourds et argileux fixés par un bocage. Les prairies sont bordées de haies ou de rideaux d’arbres champêtres. Ces sols profonds et frais du Limargue sont propices à la culture des noyers cultivés en vergers ou en alignement le long des clôtures.

Le noyer est un arbre domestique fruitier emblématique des paysages quercynois. C’est une essence exigeante qui aime la chaleur et les sols riches. Il est cultivé pour la noix dont on tire une huile. Autrefois, on la brûlait dans les lampes à huile pour éclairer l’intérieur des maisons car elle rancit rapidement. Aujourd’hui, cette huile parfumée est surtout utilisée en cuisine. Le bois précieux et recherché du noyer a la faveur des ébénistes.
11 Vue sur les Tours de Saint-Laurent
Dominant fièrement le paysage du bassin de Saint-Céré du haut de sa butte depuis le Moyen-âge, le château de Saint-Laurent dresse ses tours vers le ciel. Ce site ceint de remparts est mentionné dès le 10e s. Il accueille une petite tour à contreforts plats du 13e s., une grosse tour de la fin du 14e s., et les vestiges d’un logis médiéval.

De tradition romane les tours de Saint-Laurent sont édifiées selon un plan carré. La grosse tour dépasse les 30m. Ces tours incluses dans le fort médiéval sont le privilège des seigneurs et possèdent des fonctions autant symboliques que défensives : surveillance et lieu de repli ultime en cas de conflit.
En 1941, alors dans la Résistance, Jean Lurçat, maître de la tapisserie contemporaine, découvre le château. Émerveillé, il l’achète la guerre finie. Il en fera son atelier-résidence qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1966. Le logis abrite aujourd’hui un musée dédié à son œuvre.

Voilà la phrase que s'écria Jean Lurçat en voyant le château : " Nom de Dieu ! Je veux crever si un jour c'est pas à moi "
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