Le festival s’ouvre avec Bach par Vox Luminis. Lionel Meunier et son ensemble font entendre un baroque lumineux, ancré dans la tradition européenne, mais toujours prêt à parler au présent. Le lendemain, la vallée accueille les vastes paysages romantiques de Brahms et Grieg avec l’Orchestre Consuelo dirigé par Victor Julien-Laferrière et le piano de Lise de la Salle, avant que Puccini, porté par la voix de l’immense ténor Roberto Alagna, ne fasse surgir l’Italie au coeur du Lot. Dès ces premières soirées, le dialogue s’installe : les styles diffèrent, mais l’émotion circule et se partage sans frontières.
Un autre monde s’invite ensuite : celui de l’Amérique du Sud, avec La Misa Criolla portée par l’énergie jazz de The Amazing Keystone Big Band. Puis, la tradition polyphonique anglaise du Tenebrae Choir rejoint l’Ensemble la Sportelle, sous la direction de Nigel Short : deux écoles, deux histoires qui dialoguent dans un même souffle. Vivaldi, par Le Concert de l’Hostel Dieu nourrit nos rencontres, entre virtuosité flamboyante et étoile divine.
D’autres univers enrichissent ce carrefour musical : les King’s Singers revisitent la Renaissance avec éclat. La Tempête de Simon-Pierre Bestion compose, avec Nocturne II, un monde en clair-obscur où le rituel rencontre l’imaginaire. La chanson française trouve sa place avec un hommage tendre et vibrant à Barbara par Noëmi Waysfeld, au Château de la Treyne. Autant de langages, autant de couleurs, réunis dans un même désir de partage.
La dernière traversée du festival poursuit ce chemin vers l’essentiel. Le Magnificat de Bach par l’Ensemble la Sportelle ouvre une célébration intérieure baignée de clarté. Les Sonates de Bach portées par Renaud Capuçon et Guillaume Bellom prolongent cette quête de dialogue dans son expression la plus dépouillée : un violon, un piano, une complicité. Le Sacro Furore de Vivaldi, par Les Accents et le contre-ténor Carlo Vistoli, enflamme ensuite l’horizon par son intensité dramatique. Enfin, Passio d’Arvo Pärt, interprété par The Gesualdo Six et l’Ensemble la Sportelle, referme l’édition dans un souffle retenu : un monde intérieur qui invite chacun à retrouver son propre silence.