Ça y est nous y sommes ! Les premières secondes sont les plus surprenantes. On réalise que l’on vole. Le corps cherche ses repères, puis se détend. Le bruit du monde devient plus lointain. Il reste le souffle du vent et l’immensité du paysage avec cette impression incroyable de flotter. Les craintes laissent rapidement place à l’émerveillement. Le vol est doux, fluide, presque silencieux. On glisse dans l’air et on prend le temps de regarder autour de nous.
Le paysage change complètement vu d’en haut. Les villages deviennent petits, les reliefs semblent plus doux et les paysages de la Vallée de la Dordogne révèlent une autre facette. Tout semble différent : plus vaste, plus paisible, plus lumineux.
Peu à peu, une sensation de liberté s’installe. On se laisse porter, en confiance, par Gautier qui nous explique les mouvements de l’air, les courants ascendants, les virages. Chaque inclinaison offre une nouvelle perspective, un nouveau frisson, une émotion différente.
Voyant que nous sommes détendues et avec notre accord, il en profite pour nous divertir un peu en nous balançant d’avant en arrière puis sur les côtés. Ces quelques sensations nous amusent mais nous préférons quand même savourer simplement la beauté du paysage ! Nous partageons le même sentiment : celui de vivre quelque chose d’inhabituel, de suspendu, presque hors du temps.
Pendant quelques minutes, on oublie même que l’on vole, et pourtant, après 20 minutes il est l’heure de retrouver la terre ferme.