C’est en venant participer au rassemblement organisé par les « Citoyens du Monde » en 1950 à Cahors que le poète surréaliste tombe sous le charme de Saint-Cirq Lapopie.

Il écrira ici : « J’ai cessé de me désirer ailleurs ».

Il achète place du Carrol une ancienne auberge de mariniers et viendra y passer tous ses étés jusqu’à sa mort en 1966. Son passe-temps favori : ramasser sur les bords du Lot des agates, qu’il appelait « fruits de l’imagination de la nature ». 

Sa venue a laissé des traces : Il s'impliquera trés fortement dans la route mondiale n°1. Ce projet est l’émanation des « Citoyens du monde », mouvement initié par Robert Sarrazac, ancien résistant et Gary Davis, pilote américain, en réaction aux horreurs de la seconde guerre mondiale. En 1949, Cahors se déclare ville citoyenne du monde, bientôt suivie par 239 communes du Lot. Un an après est inauguré le premier tronçon de la route mondiale, « route de l’espoir » qui part de Cahors jusqu’à Saint-Cirq-Lapopie : 5 000 personnes y participent et écoutent le discours de Lord Boyd Orr, prix Nobel de la Paix. Aujourd'hui seules des bornes de cette route existent toujours…