Nous sommes ici au nord-est du Lot dans une région appelée le Ségala.
Ce sont les contreforts du Massif Central, ce qui confère à cet endroit toute sa fraîcheur et cette végétation verdoyante. Ici les terres sont entaillées par de nombreux ruisseaux, le Cayla, le Tolerme, l'Escalmels... qui forgent le paysage.
Cascades, vasques, piscines naturelles, des lieux magiques où se rafraîchir en été. Mais attention, ces torrents sont difficiles d'accès et sont des millieux naturels fragiles et précieux, il est indispensable d'être prudent pour s'y rendre et de respecter la faune et la flore qui y vivent. 
 

Nos conseils et recommandations

  • Pour y accéder, utilisez des itinéraires de randonnée officiels ou faites appel à un professionnel (guides de randonnée, accompagnateurs canyoning...) ;
  • Partez équipé : chaussures de randonnée et chaussures aquatiques ;
  • Vérifiez la météo et privilégiez l'été ou l'automne lorsque les débits des ruisseaux sont faibles ;
  • ⚠️ Ne pas s'y rendre par temps de pluie ou apres un épisode orageux
  • Ayez une bonne condition physique : ne pas s'aventurer si vous n'êtes pas un minimum sportif

Le Tolerme et le Cayla à Latouille-Lentillac

Le ruisseau du Cayla se jette dans le ruisseau du Tolerme en amont de Latouille-Lentillac. Le Tolerme prend sa source à 650m d’altitude à Labastide-du-Haut-Mont, point culminant du Lot distant d’une dizaine de kilomètre à l’est. 

Ce sont 2 des plus remarquables torrents du Ségala. Dans ce pays de basse montagne, leurs eaux bouillonnent et cascadent entre les blocs de granite arrachés aux versants. Les vallées encaissées aux allures de gorges boisées affichent un profil en V marqué indiquant un relief pentu où les eaux filent sans s’attarder.

Quelques rares moulins habitent les vallées étroites où règne une dense végétation de mousses, de fougères, de chênes et de hêtres. Les eaux fraiches et pures accueillent la Truite fario et l’Écrevisse à pattes blanches, crustacé protégé.

Ruisseau d'Escalmels à Lamativie

Le ruisseau d'Esclamels prend sa source dans le Cantal et se jette dans la Cère. Il est jalonné par les les ruines de plusieurs moulins qui fonctionnaient au 18e siècle. En Ségala, les vallées étroites n’accueillent pas d’habitat. Les moulins y sont les seules constructions permanentes, exploitant la force motrice de l’eau. 

On trouve aussi le long de ce ruisseau des petits monticules de pierres. Ce sont les ruines de fours de verriers à usages temporaires. Il reste peu de vestige de ces fours, les fabriques étant itinérantes. Les fabriques se déplacent le long du cours d’eau pour profiter des différents dépôts de sable qui fournit la silice, matière première du verre. Les verriers exploitaient aussi la nature environnante : le bois pour chauffer les fours et la fougère brûlée apportant la potasse permettant d’abaisser la température de fusion de la silice.