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Circuit routier de la Vallée de la Dordogne - boucle Est

Culturel ,  Routier à Carennac
55.0 km
Boucle
Routier
3h
Facile
  • Dénivelé
    800.19 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Carennac
Carennac, parmi les « Plus Beaux Villages de France », est situé au bord de la Dordogne sur un rebord du causse de Gramat. C’est la fondation d’un prieuré par la puissante abbaye de Cluny en 1047 qui marque sa destinée. Dès le 13e s., le bourg se développe autour de son riche prieuré constitué de bâtiments monastiques, d’une église, d’un cloître…
Carennac est un bourg monastique avec un port actif, trois moulins, des artisans et des habitations. Le village est détruit lors de la guerre de Cent ans, les maisons et le cloître ont été reconstruits à la fin du 15e s. Au siècle suivant, le village intègre l’art de la Renaissance dont témoigne le château des Doyens. Au 17e s., la famille périgourdine des Salignac de la Mothe-Fénelon orne le château d’un impressionnant plafond peint. La Révolution marque le déclin du village et du prieuré laissé aux usages agricoles. Au 20e s., le prieuré est sauvé de la ruine et restauré.
2 Village de Tauriac
Situé au bord de la Dordogne, Tauriac se trouve au coeur d’une riche plaine alluviale à proximité d’une ancienne voie commerciale du sel. Le village s’est développé le long de ce chemin et autour de son église, mentionnée dès le 10e s.
Un remarquable ensemble de peintures murales orne l’actuelle église de Tauriac construite dans la première moitié du 16e s. Le décor des voûtes est consacré à la Préfiguration du Christ, composée en plusieurs scènes. Au sud : la création d’Adam et Eve, l’histoire de Saint Jean-Baptiste et les 12 sibylles, des prophétesses de l’Ancien Testament. Au nord sont figurés 16 prophètes.
Le décor des murs des chapelles représente des scènes de la Vie et de la Passion du Christ ainsi qu’un saint Georges délivrant la princesse. Sont aussi peintes des scènes de la vie de la Vierge et une grande figure de saint Christophe.
3 Bastide Royale de Puybrun
Au pied de la colline boisée dont il prend le nom, Puybrun est fondé en 1282 par le roi de France sur des terres concédées par l’abbaye périgourdine de Dalon. Il s’agit de regrouper des populations, de stimuler l’économie du territoire et surtout d’affirmer le pouvoir royal face au puissant Vicomte de Turenne qui étend son emprise seigneuriale sur le nord du Lot et le sud de la Corrèze.
Puybrun est une bastide, ville nouvelle aménagée au Moyen-âge selon des règles précises dans le sud-ouest de la France. Un plan défini a priori régit l'édification des constructions à l’alignement des rues. Droites et organisées à angle droit, les rues découpent un damier d'îlots bâtis. Y habiter offre des droits écrits dans une charte de coutumes : allègement fiscal, droit de chasse... La gestion est assurée par des consuls élus. Cette autonomie et le choix des lieux de fondation dynamisent le commerce, se traduisant par l'aménagement des places de marché au centre de ces bourgs neufs.
4 Bastide de Bretenoux
La bastide de Bretenoux se situe près de la confluence des rivières de la Cère et de la Dordogne. Sur le domaine agricole de la villa Bretenoro, le baron de Castelnau crée la Villefranche d’Orlinde à la fin du 13e s. La bastide s’organise selon un plan en damier accueillant une grande place carrée revêtue de galets bordée de passages couverts par des maisons.
Bretenoux est un exemple de ville neuve fondée par son seigneur pour développer l’économie et contrebalancer le pouvoir voisin des vicomtes de Turenne. Le baron de Castelnau accorde dès 1277 une charte de coutumes aux habitants autorisant marchés et foires sur la place de la bastide. En échange, les habitants ont édifié des fossés et portes fortifiées pour protéger la ville. Une bourgeoisie commerçante et administrative construit de riches maisons aux 15e et 16e s.
5 Château de Castelnau-Bretenoux
A la confluence de la Dordogne, de la Bave, de la Cère et du Mamoul, cet imposant édifice marque le paysage de sa « dentelure de pierre de couleur sanguine » comme le décrit Pierre Loti. Lieu de défense et de prestige, symbole du pouvoir seigneurial, ce château-fort, édifié à partir du 13e s. est sauvé de la ruine par Jean Mouliérat, ténor lyrique qui le rachète en 1896.
Groupé autour de son château, le village de Castelnau est un bourg castral. L’ensemble est construit en calcaire gréseux d’un ocre soutenu provenant d’une carrière proche. Le château, édifié par les barons de Castelnau se distingue par sa grande tour maitresse carrée et son logis seigneurial bâti en pierre rouge. Sur la périphérie, prennent place divers éléments de fortifications et de défense : fossés, meurtrières et canonnières… Dans le village, on découvre la collégiale Saint-Louis au riche mobilier sculpté, la porte d’Artensa, le four banal…
6 Saint-Michel-Loubéjou
Saint-Michel-Loubéjou tire son nom de l’archange protecteur Michel et de l’occitan lo Veson qui renvoi à la notion de vue ou de point de vue. En effet, implanté entre la Bave et la Dordogne sur la même butte que le château de Castelnau-Bretenoux, le site de Saint-Michel domine les deux vallées et s’aperçoit de loin.

Saint-Michel-Loubéjou est une commune encore tournée vers l’agriculture et accueillant aussi de l’habitat récent. Plus qu’un bourg, il s’agit d’un ensemble de hameaux anciens. Dans les fermes, l’enrichissement des propriétaires est matérialisé par les vastes toits à comble brisé – dit à la Mansard – qui couvrent les logis ou les granges. Entre l’église principale et le village de Castelnau, cernée de vergers, l’église de Saint-Martin-des-Bois signale une très ancienne paroisse aujourd’hui englobée à celle de Saint-Michel. Comme le veut l’usage ancien, elle est accompagnée d’un cimetière.

Dans le cimetière de Saint-Martin, la tête d’un monstre de pierre habite le mur. Cette sculpture ornait peut-être une corniche de la première église du lieu.
7 St Céré et les tours de Saint Laurent
Située entre le Ségala, le Limargue et le Causse de Gramat, Saint-Céré est une ville commerciale. Sur la vallée de la Bave, affluent de la Dordogne, cette cité se développe dès le Moyen Age, au pied de Saint-Laurent-les-Tours où elle trouve son origine. Ces ruelles témoignent de son passé médiéval et de son activité économique contemporaine.

Baptisée Sainte-Spérie, la ville médiévale est née du pèlerinage dédié à cette jeune martyre. Des chartes de privilèges lui sont accordées autorisant d’importants marchés et foires. La ville moderne connaît un essor religieux avec la création de plusieurs couvents aux 17e et 18e s : les Récollets, la Visitation et les Mirepoises. A cette même époque, la ville se transforme sous la gestion dynamique des consuls dont la maison est visible sur la place du Mercadial. Les tours de Saint-Laurent, abandonnées au 17e s., abritent désormais l’atelier-musée de Jean Lurçat qui en a fait son atelier de peintre dès 1945.
8 Château renaissance de Montal
Le château de Montal situé dans la vallée de la Bave est un des rares exemples de château Renaissance conservé au nord du Lot. C’est en 1519 que Jeanne de Balsac signe le contrat de construction pour cette demeure. L'édifice ne sera jamais achevé : deux ailes seulement sur les quatre prévues sont terminées en 1534.

Les deux corps de logis sont desservis par un escalier d'honneur placé dans un pavillon rectangulaire. L’escalier droit est célèbre pour le décor de ses revers de marches entièrement sculptés. Le programme sculpté extérieur est particulièrement soigné : une frise mêle figures mythologiques et allégoriques : Hermès chevauchant une licorne, Hercule et Antée, Mars et la Victoire... A l'étage noble, une série de bustes représentant les propriétaires est accompagnée de statues des vertus cardinales : la Force et probablement la Prudence.
9 Saint-Médard-de-Presque
Le vallon où s’installe le village de Saint-Médard-de-Presque est une reculée, forme de relief spécifique aux marges des plateaux calcaires, ici le causse de Gramat. L’eau en émergeant des profondeurs au bord du plateau érode la roche lentement. Au fil du temps, la marge rocheuse recule et un vallon se forme, d’où le nom de reculée.
Cerné de corniches calcaires limitant des causses rocailleux, le vallon possède des sols argileux lourds où prospèrent des prairies bocagères aux herbes grasses. Les pentes bien exposées accueillent des vergers de prunes ‘Reine-Claude dorée de Carennac’, fruit local d’exception. Au fond de la reculée sur une petite avancée, le château de Presque domine un des paysages les plus harmonieux du Haut-Quercy. Edifié au 17e s à partir d’un édifice antérieur, le château arbore une façade symétrique encadrée de deux pavillons. Il est accompagné d’une grange aux dimensions monumentales : 10 x 39 m.
10 Village d'Autoire
Le village d’Autoire se niche au creux d’un vallon cerné par des falaises calcaires. Ici, le causse de Gramat est entaillé par le ruisseau du Toire qui forme une impressionnante cascade de 30 m de haut. Le castrum médiéval d’origine s’est enrichi au 17e et 18e s. de somptueux manoirs, lieu de villégiature des notables de Saint-Céré.

Au cœur du bourg castral, les maisons forment un rempart circulaire autour de l’église romane. A proximité, le château des seigneurs locaux qui contrôlent le village du 11e au 17e s., est aujourd’hui occupé par la mairie. A flanc de falaise, les ruines du château dit « des Anglais » témoignent des tensions pendant la guerre de Cent ans. Les manoirs qui se distinguent par leurs parcs verdoyants s’installent dans les faubourgs, en périphérie du castrum.
11 Village perché de Loubressac
Le village de Loubressac est construit sur une proue rocheuse, il se repère de loin. En belvédère sur les vallées, il domine et surveille la Dordogne et la Bave tout en faisant face au château de Castelnau-Bretenoux. Construit dès le 13e s., cet ancien castrum a été le siège d’une seigneurie des barons de Castelnau-Gramat.

Pourtant, l’histoire de ce village commence 50m en contrebas, au lieu-dit de l’Eglise basse où se trouvent les vestiges d’un domaine gallo-romain. Au 13e s., pour des raisons de sécurité, le village se déplace en haut de la falaise et se regroupe autour d’un château. Au cœur du village, l’église Saint Jean Baptiste possède un portail Renaissance. Du foirail s’ouvre un vaste panorama sur la vallée de la Bave, Saint-Céré, le Ségala...
12 Village de Gintrac
Lové au creux d’un cirque rocheux au bord de la Dordogne, Gintrac étage ses maisons sur les pentes qui bordent un ruisseau. Ses eaux chargées en calcaire émergent à la base des falaises, 500 m en amont. Sa source aménagée en fontaine associée à un lavoir est desservie par un chemin raide emprunté autrefois pour qui voulait laver son linge ou aller chercher de l’eau.

Dévalant la pente, le ruisseau alimente un second lavoir puis une succession de moulins dans le bourg. L’un d’entre eux implanté au centre du bourg en bordure de la route principale est identifiable à son toit pittoresque en comble brisé. L’église encore accompagnée de son cimetière est d’origine romane. Elle se distingue par son clocher-mur ajouré de deux arcades brisées où sont installées les cloches. En Quercy, ce type de clocher simple est fréquent sur les églises rurales. Le chœur de l’église est décoré d’une peinture contemporaine évoquant la vie de saint Martin.
800 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 144 m
  • Altitude d'arrivée : 142 m
  • Altitude maximum : 400 m
  • Altitude minimum : 118 m
  • Dénivelé total positif : 800 m
  • Dénivelé total négatif : -802 m
  • Dénivelé positif maximum : 117 m
  • Dénivelé négatif maximum : -130 m
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