Visuel Ciné Délices 2021

Festival CinéDélices 2021 : "Olga" - "Mon Légionnaire" - "Pingouin & Goéland" - "Tralala"

Culturelle, Cinéma, Festival à Cahors

  • La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de...
    La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de nombreuses avant-premières, la traditionnelle séance « Allons dîner au cinéma » – vendredi 1er – et ses échos gastronomiques, un hommage cinématographique et théâtral au personnage de M. Hulot sera rendu durant le week-end.
    A 14h "Olga" : d'Elie GRAPPE

    2013. Olga est une gymnaste de 15 ans, talentueuse et passionnée. Elle prépare à Kiev les prochains championnats d’Europe. Or sa mère, journaliste sur le net, et qui dénonce la corruption des élites ukrainiennes, est sous la menace des rétorsions de ce pouvoir dévoyé. Si elle est en danger, sa fille l’est forcément. Elle envoie donc Olga en Suisse, en sécurité. Mais la jeune fille doit s’adapter à sa nouvelle vie et se retrouve face à un choix cornélien puisque concourir pour la Suisse reviendrait à renoncer à sa nationalité…

    Le film repose sur la dialectique de l’interdépendance entre destin personnel et destin collectif : jusqu’où peut-on dissocier ses propres choix d’un élan collectif dont on se sent solidaire, ou pour le moins tributaire ? Le film raconte ce dilemme d’Olga, un dilemme qui envahit même sa propre pratique disciplinaire, puisque participer à un championnat implique forcément de le faire pour un drapeau. Peut-on rester neutre au nom de sa passion ? Le problème se pose à chaque manifestation sportive et place les athlètes dans une confusion entre implication nationaliste et prise de position morale. À Kiev, la place Maïdan est en ébullition, en révolte contre l’autocratie de Iakounovitch, et sa mère est au cœur de cet incendie révolutionnaire : « Pour la liberté, nous donnerons nos âmes et nos corps» chantent les manifestants. Olga sait déjà à qui donner son âme ; au nom de la liberté, donnera-t-elle aussi son corps ?

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    A 16h "Mon légionnaire" : de Rachel LANG

    Pour servir la France, ils viennent de partout dans le monde et intègrent la Légion étrangère, leur nouvelle famille, aux accents de tour de Babel. Une grande famille constituée de petites familles, de couples, d’amoureux, d’enfants. En Corse, quand des hommes sont partis, les femmes s’épaulent les unes les autres, par affinités, accueillent les nouvelles, se réunissent, s’occupent, tuent l’attente ensemble sous le patronage d’un club des épouses qui veille au grain.

    Le monde des armes peut-il vraiment parler d’amour ? Ou peut-il nous en parler autrement que sous l’image grivoise du repos du guerrier ? Il fallait sans doute une réalisatrice, par ailleurs familière de l’armée, pour nous livrer un film où le combat amoureux de ces femmes, amoureuses de l’homme et non de l’uniforme, répond en contre-champ au combat militaire et recouvre peu à peu le credo patriotique. Il y a derrière chacune d’elles, le cri anxieux et enamouré de Piaf. On pense à Apollinaire aussi, poète exilé à la guerre et qui offrait à celle qu’il aimait des fleurs de gerbes d’obus, une beauté meurtrie par les circonstances, et néanmoins poésie du dire-l’amour: « Il y a là le chant de tout l’amour du monde. » À la Légion aussi.

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    A 18h "Pingouin & Goéland" : de Michel LECLERC

    C’est l’histoire d’un couple qui ne pouvait pas avoir d’enfants et qui en a eu des centaines. C’est l’histoire d’intellectuels, anarchistes, pacifistes, syndicalistes et féministes. C’est l’histoire de résistants qu’on a pris pour des collabos. C’est l’histoire d’Yvonne et Roger Hagnauer que tout le monde appelait Goéland et Pingouin. C’est l’histoire de la maison d’enfants de Sèvres, une expérience unique de liberté, de pédagogie et d’ouverture au monde. Et puis c’est aussi mon histoire puisque ma mère, sauvée par ce couple, a passé dans cette maison toute son enfance.

    Ou comment restaurer l’enfance, le socle d’un bonheur qui devrait être le substrat de la vie de chacun. L’histoire d’une maison – le mime Marceau, qui fréquenta souvent le Lot, y fut animateur sous le nom-totem de « Kangourou » – qui guérit des coups du sort, des traumatismes de l’Histoire, de ceux de nos histoires, et qui sublime chacun d’entre nous par-delà le carcan ambigu de nos origines. Une ode à la liberté, engagée ; une ode à la libération, militante: pour devenir, quel que soit son « héritage », tout simplement soi-même.

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    A 21h "Tralala" : de Jean-Marie et Arnaud LARRIEU

    Tralala, la quarantaine, chanteur de rue à Paris, vit de riens dans un squat voué à la démolition. Un soir, il a une apparition, celle d’une jeune femme virginale qui lui adresse un message étonnant : « Surtout ne soyez pas vous-même ! » Tralala a-t-il rêvé ? Il quitte la capitale et finit par retrouver à Lourdes celle dont il est déjà amoureux mais qui ne se souvient plus de lui. Une émouvante sexagénaire croit alors reconnaître en Tralala son propre fils, Pat, disparu vingt ans auparavant aux États Unis. Tralala décide d’endosser le destin de Pat, se découvre une nouvelle famille et le génie qu’il n’a jamais eu…

    Depuis longtemps les frères Larrieu rêvaient d’accrocher Lourdes, comme tous leurs lieux familiers, à leur filmographie. En 2019, syndrome de Jeanne d’Arc, un appel du CNC à relancer le genre de la comédie musicale répond à leur vœu : « Jacques Demy a tourné dans des lieux de province forts, Rochefort et Cherbourg. Pour nous Lourdes c’était naturel ! » Voilà donc l’occasion de revisiter le kitch de la cité de Bernadette dans un conte merveilleux et contemporain, où la bonne fortune du hasard remplace les miracles, et la perspective du bonheur, la rédemption. Mais quand les réalisateurs filent la métaphore christique c’est sans prétention ni dédain. Au contraire, leur fantaisie en tire une perspective récréative : à dire les choses, à travers Pat, Tralala revient « d’entre les morts » ! Une résurrection, qui fait écho à l’injonction du départ à ne pas être soi-même, et qui n’a rien d’une usurpation, tant le candide Tralala est l’incarnation de l’innocence. C’est l’histoire d’une renaissance, c’est aussi l’histoire d’une certaine idée du cinéma où le quiproquo et l’absurde sont la manifestation de tous les possibles du monde, auxquels on ne pense pas, auxquels on ne croit pas assez. Abracadabra !
  • Tarifs 2021
  • Général
    À partir de 8.50 €

    • La place

  • Tarif réduit
    À partir de 7.50 €

    • Etudiants, chômeurs, minima sociaux, -18 ans, Ciné+

  • Tarif Enfant
    À partir de 5 €

    • - de 12 ans