Visuel Ciné Délices 2021

Festival CinéDélices 2021 : "Yoyo" - "le Peuple Loup" - "Si C'était l'Amour" - "Les Amours d'Anaïs"

Culturelle, Cinéma, Festival à Cahors

  • La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de...
    La 10e édition du festival du cinéma hédoniste, Cinédélices, se déroulera à Cahors du vendredi 1er octobre au mercredi 6, avec, petite fantaisie, une inauguration à la Villa Malbec la veille du début officiel du festival, le jeudi 30 septembre.

    L’équipe de Ciné+, soutenue par celle du Grand Palais, a l’ambition de remettre de la joie et un peu d’insouciance dans notre quotidien cadurcien, à travers une programmation qui restera fidèle aux plaisirs de la vie : avec, notamment, outre de nombreuses avant-premières, la traditionnelle séance « Allons dîner au cinéma » – vendredi 1er – et ses échos gastronomiques, un hommage cinématographique et théâtral au personnage de M. Hulot sera rendu durant le week-end.
    A 14h "Yoyo" : de Pierre ETAIX

    Yoyo raconte la saga d’un millionnaire ruiné par la crise de 1929. Il abandonne son château et part présenter un spectacle de cirque itinérant avec son amour de jeunesse et son jeune fils Yoyo, dont il ignorait l’existence.

    En mai 2009, une pétition « Revoir les films de Pierre Étaix » recueille 56546 signatures, dont celles de David Lynch, Jean-Luc Godard, Woody Allen et JeanPierre Jeunet. La société de production Gavroche Productions détenait alors l’exclusivité des droits des films de Pierre Étaix et refusait toute restauration et exploitation. Depuis 2010 nous pouvons de nouveau voir Yoyo, considéré aujourd’hui comme un chef d’œuvre du cinéma français. Co-écrit avec Jean-Claude Carrière (décédé en février dernier), Yoyo est un film à la fois burlesque, surréaliste et profondément poétique. Dans un magnifique noir et blanc, il raconte quarante années d’histoire de France et du cinéma. Du cinéma muet à la télévision. Pierre Étaix est l’héritier de Charlie Chaplin, Buster Keaton, Max Linder et Federico Fellini. Le rapport au corps et à l’espace, la poésie visuelle et sonore est dans la continuité de son travail avec Jacques Tati.

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    A 16h "Le peuple loup" : de Tomm MOORE, et Ross STEWART

    Tuez le loup ! Dans des temps reculés de magie et de superstition, Robyn, une petite anglaise de 11 ans, a accompagné son père à Kilkeny, en Irlande. Le Seigneur protecteur essaye d’imposer là l’autorité civilisatrice du royaume d’Angleterre et à son service, le père de Robyn est chargé d’éliminer les loups de la forêt pour qu’enfin l’on puisse raser celle-ci et en cultiver les terres. Comme le danger rôde hors des remparts, Robyn reste cloîtrée à la maison alors qu’armée de son arbalète et forte de son compagnon, Merlin, un faucon, elle rêve d’accompagner son père à la chasse aux loups. Un jour, elle réussit à se faufiler à sa suite, et à entrer dans la forêt : elle y rencontre alors la peur de sa vie, elle y rencontre surtout quelqu’un qui va changer sa vie…

    Nous serons nombreux à retrouver avec délectation l’animation inventive de Tomm Moore, qui nous avait émerveillés avec Brendan et le secret de Kells. Les couleurs sont en fête et la magie de l’animation nous permet ici de percevoir ce que perçoivent les loups, les odeurs et les ondes qui vibrent sous terre. Le film comblera également les inconditionnels d’Hayao Miyazaki, tant le thème de l’histoire, son développement, font écho à Princesse Mononoké: derrière les accents effrayants parfois du contact brutal entre les hommes et le monde sauvage, il y a le même plaidoyer pour le monde libre de la forêt et la même évidence : ne tuez pas le loup !

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    A 18h30 "Si c'était de l'amour" : de Patric CHIHA

    Après un temps d’apprentissage, les quinze danseuses ou danseurs de Crowd, une pièce de Gisèle Vienne mettant en scène une fête techno, une rave dans les années 90, partent en tournée à travers l’Europe. Si c’était de l’amour documente alors leur travail et leurs relations, intimes et étranges : entre l’individu et le danseur, les frontières s’estompent. La scène a l’air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l’inverse. De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.

    D’abord il y a la danse pure, sans histoire, l’hédonisme de la corrélation entre les corps et l’espace, dans une énergie maîtrisée, idéalement relâchée. « Profitez-en pour vous caresser, c’est gratuit ! » encourage Gisèle Vienne. Sur les visages radieux, on ne lit aucun effort. Et puis, gommant délibérément toute frontière entre les coulisses et la pièce, il y a les histoires : celle de cette nuit de danse, lors d’une rave, celle de ces danseurs qui désormais vivent ensemble. On est en boîte de nuit, il y a foule, les corps se frôlent, se convoitent, se détournent : je touche, je ne touche pas ? Je l’embrasse ou non ? Et chacun de nourrir la soirée de ses fantasmes, ou d’y convoquer des instants de sa vie, puis de se confier dans les loges, au gré des affinités et de la vie de la bande.

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    A 21h "Les amours d'Anaïs" : de Charline BOURGEOIS-TACQUET

    Anaïs est étudiante, a trente ans et peu de moyens. Elle termine une thèse sur « l’écriture de la passion au 17e siècle ». Elle a un amoureux qu’elle n’est plus sûre d’aimer. Elle rencontre Daniel, à qui tout de suite elle plaît, mais qu’elle s’étonne d’aimer. Or, Daniel vit avec Émilie… Elle est curieuse d’Émilie ; c’est une auteure libre dont ce qu’elle lit résonne en elle, fait écho à son grand désir…

    Dès la première image on est enlevé par le tourbillon – c’est aussi le titre de la musique de Daquin qui ouvre le film – qu’est Anaïs, fougueuse, chanceuse, virevoltante, séduisante. Et volubile jusqu’à plus soif ! Elle tourne moins en rond qu’elle ne fait des cercles, comme un rapace romantique cherchant une proie de cœur, enfin l’amour ! le vrai, celui qui dissout le monde autour de soi pour ne plus y laisser que l’être aimé, tout ce qui importe en fait. Cette ténacité légère, aérienne, ne s’embarrasse ni de trop de vraisemblance ni de trop d’émotion, pour quoi faire ? L’enjeu est existentiel et l’amour se mesure, hors de toute morale, à l’écart des principes, à sa capacité à dissoudre ses peurs, ses phobies, la menace sourde du malheur. Par exemple lorsque l’on a le vertige, embrasser l’être aimé au bord d’un précipice ; ou si l’on est claustrophobe, embrasser celle que l’on aime dans un ascenseur. On pense à de l’égoïsme alors que c’est de l’abandon : rien d’immoral !
  • Tarifs 2021
  • Général
    À partir de 8.50 €

    • La place

  • Tarif réduit
    À partir de 7.50 €

    • Etudiants, chômeurs, minima sociaux, -18 ans, Ciné+

  • Tarif Enfant
    À partir de 5 €

    • - 12 ans