Entre falaises et maisons troglodytes

Sensiblement parallèle à celui du Lot, son cours ricoche d’un paysage à l’autre, gravant son passage dans les plateaux calcaires. Tantôt noires et blanches, tantôt réchauffées d’ocre, les hautes falaises deviennent d’un seul coup moins minérales. Le Célé s’amuse et enchante, joue les capricieux et offre une variation de balades. En suivant son cours, les parois rocheuses s’ouvrent et livrent au regard leurs grottes obscures ornées de dessins préhistoriques, leurs jolis villages, leurs maisons troglodytes.

Faune et flore sont au rendez-vous

Sur le versant sud, les pelouses et landes cachent une faune et une flore étonnantes. Bien ensoleillée, cette rive abrite bon nombre d’espèces méditerranéennes. Du jasmin arbrisseau, des fauvettes passerinettes ou encore la magicienne dentelée une sauterelle insectivore dépourvue d’ailes.

La rivière idéale pour le canoë

Lorsque les étés ne sont pas trop secs, son cours est vif. Son nom d’ailleurs lui vient de « celer » en latin qui signifie « rapide ».

Pour parcourir le Célé en canoë pas besoin d’être un grand sportif. Le parcours est accessible même si quelques passages sont un peu plus délicats. Ressourçante, vivifiante, la rivière se laisse apprivoiser.

Escales dans les villages

A commencer par Marcilhac-sur-Célé. Organisé autour de son abbaye dont l’église romane a conservé une austère beauté, ce village-là respire la tranquillité et baigne dans la fraîcheur des rives du Célé. Un peu plus loin, Espagnac-Sainte Eulalie, Corn et Camboulit en passant par Beduer ont gardé des vestiges de cloître pour les uns, un lavoir ou encore un château pour les autres. Sensible aux charmes de la région, Paul Valéry affectionnait tout particulièrement Béduer et venait y puiser l’inspiration. A Sauliac, les maisons accrochées au rocher ressemblent à des essaims d’abeilles.

Nous vous proposons également un circuit en voiture pour découvrir la Vallée du Célé.

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