Le tour du Lot à VTT électrique

Guillaumemoi 1©g.condat Lot TourismeGuillaumemoi 1©g.condat Lot TourismeGuillaumemoi 1©g.condat Lot Tourisme
Une boucle de 400 km de paysages naturels 

Venir dans le Lot et tester le tour du Lot à VTT électrique durant 6 jours, c’est parcourir une boucle de 400 kilomètres de paysages naturels et de villages médiévaux. Retour sur les points forts de cette riche expérience adaptée aux sportifs aguerris !

Testé par Guillaume

La belle histoire

Au-delà des 400 km, le tour du Lot c’est aussi plus de 6000 mètres de dénivelé pour traverser la Bouriane avec une première étape à St-Denis-Lès-Martel, suivre la Dordogne jusqu’à St-Céré, se perdre dans les Monts du Ségala pour retrouver Bagnac, monter depuis la vallée du Célé sur le causse de Limogne pour se reposer à Lalbenque, et enfin traverser le Quercy Blanc pour une dernière halte à Port de Vire avant un retour en Bouriane. Outre plein les yeux plein les papilles, le Lot c’est aussi et surtout de belles rencontres, j’en garderai un souvenir inoubliable !

L'accueil dans le Lot

Trois sentiments m’ont touché lors de toutes mes rencontres avec les lotois. Le premier est leur sens de l’accueil. À aucun moment j’ai eu l’impression de déranger ou d’être de trop, bien souvent même ils ont été tellement aux petits soins que je n’avais nul besoin de demander quoi que ce soit. Un sens de l’accueil chaleureux certes mais aussi centré sur l’anticipation des besoins du voyageur que je suis : logistique VTT, confort, gastronomie, informations utiles, rien n’est laissé au hasard.

Sportif, et donc soucieux de mon bien être et de celui de l’environnement, je me suis retrouvé dans la mentalité de consommation des lotois. Très souvent les produits sont bios et du jardin, ou provenant d’un circuit court, très court à moins de 15km pour la quasi totalité des produits consommés.

Enfin, j’ai été subjugué de la prise de soin de leur patrimoine. Tout est parfaitement entretenu, les jardins joliment taillés, les murs restaurés, les façades nettoyées, le département est très propre et c’est un réel plaisir de se balader dans les villages et la nature. Mon côté maniaque a été comblé et on sent clairement que le Lot est un département où il fait bon vivre !

La descente sur Floirac

La deuxième étape de mon Tour du Lot à VTT a clairement été la plus belle et ce même sans avoir pu faire la boucle par le Château de Castelnau-Bretenoux et St-Laurent-Les-Tours cause météo, c’est dire !

Non seulement les villages sont magnifiques, mais aussi parce qu’il s’agit de l’étape la plus technique. Spécialement la descente sur Floirac à laquelle on arrive par une montée sur une piste bien roulante, et dont le single s’échappe d’un coup furtivement sur la gauche pour inverser la pente et plonger le VTT vers le bas en mode attaque.

D’abord déversant avec juste ce qu’il faut de pente, le single permet de prendre sereinement de la vitesse, en faisant tout de même attention au cintre entre les arbres. Ça passe, mais la vitesse réduisant le champ de vision, mieux vaut ne pas tout lâcher ! Plus la pente s’accentue, moins il y a de dévers, mais c’est là que les premières épingles arrivent. Assez surprenant, gros freinage puis épingle à gauche puis à droite avec une bonne pente avant de reprendre de la vitesse ! Quelques virages, une épingle, puis une ligne droite en longeant un mur de pierres avant de plonger à droite à l’aveugle à 90° pour disparaitre sous la ligne de chemin de fer, puis gauche et re ligne droite avant une dernière épingle que l’on peut sauter si on connait déjà et qu’on a l’habitude d’être en l’air !

Les paysages diversifiés du Lot

Il y a peu d’endroits dans le monde qui peuvent se vanter d’une si grande variété de paysages sur une superficie aussi restreinte que celle d’un département, et à l’heure où le monde se remet en question sur le fait de parcourir de longues distances et culpabilise à chaque mile parcouru dans les airs, le Lot a un bel avenir devant lui pour la diversité de ses vues.

De l’Est à l’Ouest ou du Ségala humide et froid à la Bouriane ombrée de châtaigniers, du Nord au Sud ou des villages labellisés Plus beaux villages de France aux vignobles de Cahors, ou encore tous azimuts de la vallée de la Dordogne à celle du Lot en passant par les causses chargés d’Histoire, le Lot littéralement posé sur le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy a séduit mon oeil de photographe et étanché ma soif de dépaysement du globe-trotter que je suis.

Architecture et beaux villages

Bon à savoir, la plus forte concentration de Plus beaux villages de France se trouve dans le Lot, et il n’y en a pas moins de trois – Carennac Loubressac et Autoire – se trouvant littéralement sur le parcours du Tour du Lot. Outre ceux-ci, les autres villages valent tout autant le détour. Des moments patrimoines pendant une semaine sportive qui sont une trêve dans l’effort qui m’a fait beaucoup de bien.

D’autre part, étant sensible à l’architecture, j’ai beaucoup aimé également les autres villages. Construits historiquement avec les pierres locales, les constructions peuvent prendre des teintes très différentes en fonction de leur localisation. Ocres en Bouriane, elles tireront davantage sur le gris dans le Sud du département avec les pierres sèches calcaires du causse de Limogne, alors qu’elles seront éblouissantes de clarté resplendissante au soleil dans le Quercy blanc. Dans tous les cas, elles seront très photogéniques, mon réflex s’en est donné à coeur joie !

L'intérêt VTT

Ayant grandi dans le Var toujours fourré sur un vélo, et vivant en Haute Savoie haut-lieu du VTT, j’avais de grandes attentes quant au potentiel tout terrain du Lot.

Si les chemins sont souvent larges et les singles accessibles au plus grand nombre, cela permet de jouer les sensation sur la vitesse, et on peut se laisser surprendre par la variation des revêtements tantôt accrocheurs tantôt glissants, parfois roulants parfois secouants. On peut trouver des chemins larges mais tellement pierreux qu’ils ne permettent pas de passer sur toute leur largeur, alors que certains singles terreux permettent d’aller chercher leur contre-pente. La variété des chemins permet de varier les techniques et on ne s’ennuie jamais.

Le paysage est vallonné et les montées sur les causses ne sont jamais trop longues. Côté descentes, peu importe l’endroit dans le monde, elles sont toujours trop courtes 😉 et on retrouve toujours trop vite la vallée. Le Lot ne déroge pas à la règle et ces rythmes variés permettent d’apprécier ses extraordinaires paysages et leur flore colorée, ainsi que ses pittoresques villages.

Pour retrouver le récit complet du parcours sur le blog I-trekking avec tous les détails techniques, c’est ici

À retenir

Le tour du Lot s’adresse à des sportifs aguerris

Un circuit idéal au printemps et à l’automne

400 km et 6000 m de dénivelé

Autres expériences à vivre