Tour de France 2022 : le contre la montre

Découverte du parcours à notre façon...
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Vivez l'expérience du Tour de France !

Un très beau parcours à vélo de 40 km de Lacapelle-Marival à Rocamadour avec de nombreux villages et châteaux à découvrir.

Testé par Suzanne, Pauline et Raphaël

Une étape décisive pour les coureurs

Le 23 juillet 2022, l’avant-dernière étape du Tour de France se déroulera dans le Lot ! Les coureurs vont s’affronter lors d’un contre-la-montre de 40 km entre Lacapelle-Marival et Rocamadour. Ce magnifique parcours traverse des paysages du Limargue et des Causses du Quercy et présente de nombreux points d’intérêts. Les coureurs n’auront probablement pas le temps de les voir, mais vous oui ! Nous l’avons testé pour vous !

Top départ à Lacapelle-Marival

Nous partons du village de Lacapelle-Marival tôt le matin. Les cloches sonnent, les oiseaux chantent et le soleil réveille les vieilles pierres de l’église et du château. Après un petit tour du village, il est temps d’enfourcher nos deux-roues, gracieusement prêtés par Raphaël qui loue et commercialise des vélos à Souillac.

Pour cette expérience, nous avons choisi de tester le parcours avec un vélo à assistance électrique et des vélos de route. Nous avons tous les trois des niveaux différents, de la sportive du dimanche au cycliste expérimenté !

En pleine nature

Gourde remplie, crème solaire et lunettes sur le nez et c’est parti ! Laissant le terrain de moto-cross sur notre droite, nous empruntons la route D940 direction le village d’Aynac. Cette première étape d’environ 10 km est plutôt facile : sur du plat, et très ombragée. L’atmosphère dans les sous-bois bordés de fougères est très apaisante. Nous traversons à notre rythme ces paysages bocagers et la végétation luxuriante, typiques du Limargue et de son milieu humide.

Aynac et son château

Premier arrêt à Aynac, un village de 500 âmes. Quelle surprise de découvrir un aussi beau château dès l’entrée dans le village ! Classé monument historique, celui-ci est réservé aux événementiels automobile, les propriétaires étant des passionnés de belles mécaniques. Vous pouvez toutefois l’admirer depuis la route. Observez ses tours rondes surmontées de ses magnifiques dômes ! C’est l’occasion de faire une pause qui peut se prolonger à la terrasse du troquet du coin pour rencontrer des habitués.

Le château de Saignes

Nous empruntons ensuite la D39 et poursuivons notre traversée des plateaux verdoyants du Limargue, pour un peu plus de 3 km.

Un autre château nous attend, très différent, mais tout aussi beau que celui d’Aynac : le château de Saignes. En été, cela vaut la peine de grimper la petite allée qui y mène et de profiter de la visite. C’est l’occasion de découvrir les superbes travaux de réhabilitation débutés en 2013 par Florence et Paul, les heureux propriétaires qui sont tombés sous le charme de ce château et ont souhaité redonner sa fierté à cet édifice.

La température monte...

On aurait bien envie d’y rester dans ce château, et de profiter de la quiétude des lieux, mais le périple est loin d’être terminé ! 10 km nous séparent de Gramat, la prochaine étape. En route, nous faisons une halte au Tumulus, l’hippodrome de Gramat. Celui-ci reprend vie chaque été (le premier week-end du mois d’août) avec des courses hippiques et des paris. Nous nous installons à côté de l’étang qui attire les pêcheurs. Cette pause rafraîchissante au milieu des boutons d’or est bienvenue alors que le thermomètre grimpe !

Pause déjeuner à Gramat

C’est l’estomac dans les talons que nous entrons dans Gramat. Cela tombe bien, nous avons prévu de faire notre pause déjeuner chez Les P’tits Virolos. Nous sommes accueillis chaleureusement par Delphine et Raphaël qui ont repris cet établissement avec leurs fils. Ces motards sont tombés amoureux du Lot et ont tout quitté pour y vivre. Nous dégustons des salades et burgers en terrasse, un lieu qui sera d’ailleurs parfait pour observer les coureurs lors de leur passage le 23 juillet.

Sur les Causses du Quercy

Le ventre et les gourdes remplis à bloc, nous retrouvons nos vélos et traversons Gramat en passant devant la magnifique façade du Grand Couvent, qui est également un hôtel. Nous bifurquons en direction de Couzou en restant sur la D39. A partir de là, les paysages changent complètement. Après avoir arpenté les plateaux verdoyants du Limargue, nous sommes maintenant sur les Causses du Quercy sur des plateaux beaucoup plus arides. Nous longeons les murets en pierres sèches et l’ombre se fait plus rare.

Détour par le Château de la Pannonie

Même s’il ne figure pas sur le tracé du contre-la-montre, nous décidons de faire un petit détour par le Château de la Pannonie. Il faut compter environ 2 km en plus, sur une jolie petite route arborée. Un lieu à ne pas louper lors des périodes d’ouverture de juin à octobre. C’est l’un des rares châteaux du XVIIIème, édifié en plein Causses sur les vestiges d’une grange cistercienne. Il est détenu par la même famille depuis le XVIIème siècle. Nous en profitons pour nous hydrater tout en observant les allers et venus des faucons qui nichent dans un coin du château. Il faut aussi jeter un œil aux vieux chênes qui trônent dans le parc depuis plusieurs centaines d’années.

Le village typique de Couzou

Direction Couzou, un village typique du Quercy avec de magnifiques maisons en pierre, des murets et un vaste couderc. L’aire de pique-nique aménagée est parfaite pour une petite halte à l’ombre. En plus, il y a un robinet sur place, bien utile pour remplir les gourdes. Les seuls qui pourront troubler votre calme sont les moutons « à lunettes », une race spécifique du Lot : la caussenarde.

Les choses sérieuses commencent !

Il reste ensuite un peu moins de 7 km avant l’arrivée à Rocamadour. Qu’on se le dise, la dernière partie du parcours est la plus dure ! Il faut d’abord grimper la côte de Magès. Le soleil tape et nos jambes sont fatiguées… Mais en moulinant à notre rythme, nous arrivons au bout ! Un peu plus loin, nous nous arrêtons au dolmen de Magès (détour d’environ 800 m). Puis, nos efforts sont récompensés par une grande descente qui débouche sur la plus belle vue du parcours : Rocamadour.

Arrivée à Rocamadour

Il ne nous reste plus que la montée à 8% pour atteindre le promontoire de Rocamadour. Une arrivée qui sera décisive pour les coureurs ! À ce moment-là on aimerait mieux les regarder plutôt que d’être à leur place… Mais c’est heureux que nous arrivons dans ce magnifique village perché, le souffle coupé à la fois par la vue et l’effort ! Nous nous dirigeons vers le point de vue du Belvédère pour en apprécier toute la beauté.

L'heure du bilan

Une chose est sûre, malgré les courbatures qui ont suivi, nous avons passé une superbe journée sur ce parcours ! Avec la diversité des paysages qu’il traverse, on ne s’ennuie pas, surtout si l’on prend le temps de faire toutes les visites qui se présentent. Nous avons découvert de très jolis coins méconnus, hors des sentiers battus.

Nous avons eu un coup de cœur pour chaque château, c’est pourquoi nous recommandons vivement d’y aller lors des périodes de visite. Ils possèdent chacun leur propre identité. Il faut donc bien compter une bonne journée pour en profiter… sauf si bien sûr on souhaite rivaliser avec les coureurs du Tour de France, mais c’est une autre aventure !

D’ailleurs nous recommandons l’utilisation d’un vélo à assistance électrique car le parcours est assez long et ardu vers la fin avec les côtes de Magès et de Rocamadour, en particulier en été avec la chaleur.

Pour le retour, deux solutions s’offrent à vous : laisser un véhicule à Rocamadour ou bien réaliser une boucle en passant par Alvignac, Thégra et Leyme. Bonne route !

 

À retenir

Un très beau parcours avec peu de circulation

Compter 1 journée entière pour profiter du parcours et des visites

Privilégier un vélo à assistance électrique sauf si vous êtes sportif !

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