Pédaler à la découverte des beaux villages de la vallée de la Dordogne

Boucle itinérante à vélo
Cycliste à LoubressacCycliste à Loubressac
Gros plan cyclisteGros plan cycliste
©Gros plan cycliste
160 km à vélo dans la vallée de la Dordogne, une aventure qui allie sport et découverte du patrimoine !

Une chance que m’offre le cyclisme, c’est de pouvoir découvrir, le temps d’un week-end, la vallée de la Dordogne, ses plus beaux villages, ses châteaux et ses richesses paysagères. Cet itinéraire est assez sportif, il faut donc être pratiquant régulier de la discipline et aimer grimper, mais je m’étais préparée pour !

Testé par Rafaëlle

Arrivée à Souillac

La veille du départ

C’est la veille de mon départ sur le vélo, le vendredi soir, que j’ai mis mon gravel dans le train en direction de Souillac.

J’ai choisi de partir avec un gravel, mais cet itinéraire étant uniquement sur route, il est tout aussi bien réalisable avec un vélo de route classique.

Une fois arrivée en gare de Souillac je me suis dirigée vers la Bicicleta Ravito, un hébergement tenu par des passionnés de vélo et réputé pour la qualité de son accueil. C’est là que j’ai pu, après avoir chaleureusement discuté avec mes hôtes Céline et Romuald, effectuer mes derniers préparatifs. Je pars légère avec une grosse sacoche de selle et une sacoche de cadre, car pour une nuit, ça suffit !

Etape 1 : Souillac - Saint-Céré

80 km
Départ de Souillac

Ce périple débute tôt le samedi matin. Entre Souillac et le lit de la Dordogne, il n’y a qu’un pas.

C’est après quelques kilomètres à peine que je traverse la rivière avec une vue prenante sur les falaises, mais aussi le château de Cieurac (avec ses airs de château bavarois).

Le lit de la Dordogne me permet de découvrir les plantations de noyers, avec une vue spectaculaire sur les collines en arrière-plan. Collines que je ne tarde pas à rejoindre pour entamer ma première grosse montée en direction du village de Nadaillac-le-Rouge. J’y suis accueillie par son château privé et sa ravissante petite église.

Les 15 km qui suivent me permettent de découvrir un Lot rural et végétal avant de basculer de l’autre côté de la départementale puis de l’Autoroute, en direction des paysages de causse et de la vallée de l’Ouysse.

Grimper sur le causse en direction de Rocamadour

C’est au milieu du causse que je découvre la rivière Ouysse et ses eaux émeraude.

Après l’avoir traversée, j’entame la grande montée en direction de la fameuse cité médiévale à la « Vierge Noire » : Rocamadour. Les falaises qui s’enchaînent le long du canyon de l’Alzou sont fascinantes à en donner le vertige. La plus vertigineuse et spectaculaire d’entre elles est celle sur laquelle est accroché Rocamadour que je prends le temps d’admirer depuis la corniche de l’Hospitalet.

Mais il vaut mieux ne pas trop en dire et laisser la surprise à tous ceux qui la découvrent. Le parcours ne s’aventure pas dans la cité de Rocamadour, mais c’est une étape à ne pas rater. La commune de Rocamadour a mis en place de nombreuses consignes à bagages et arceaux vélo qui facilitent la visite.

La campagne lotoise

Après avoir quitté Rocamadour, je me plonge dans la campagne lotoise, plus agricole. Les routes sont plus étroites, plus sinueuses, avec cet effet « toboggan ». Je ne regrette pas mon choix d’un gravel pour cette étape, car certaines routes peuvent secouer un peu.

Ainsi, je découvre des petits villages typiques, hors du temps, Alvignac, Thégra, mais aussi Padirac. Le nom de ce dernier sonne plus familier puisqu’il est situé à 2,5 km du fameux gouffre de Padirac. Je n’ai pas prévu d’y faire un détour durant ce séjour, mais il est facile d’aller le visiter depuis le parcours (attention, il faut réserver son billet à l’avance).

Traversée patrimoniale entre châteaux et beaux villages

Après une pause paysagère plus bucolique, j’arrive sur le magnifique petit village de Loubressac. Perché sur sa falaise, il surplombe la vallée de la Dordogne et permet d’apercevoir le château de Castelnau-de-Bretenoux au loin. J’en profite donc pour visiter ses ruelles et y faire une pause.

Le beau village que je rejoins ensuite est celui d’Autoire. Là encore, une petite merveille d’architecture lotoise, traversée par un petit ruisseau. Attention, la côte pour sortir du village est bien rude, il faut l’anticiper sinon on finit à pied.

La fin de ma première journée approche, mais j’ai encore la chance de pouvoir découvrir le château de Montal. Le circuit le contourne en passant à l’arrière, au milieu d’un golf.

Bien entendu, il est aussi possible d’y faire une halte pour le visiter, en effectuant un court détour.

En quittant le château de Montal, j’aperçois les tours de Saint-Laurent qui dominent la petite ville de Saint-Céré qui marque la fin de cette première journée de vélo, riche de patrimoines et de paysages.

À Saint-Céré, après avoir visité le centre et sa célèbre place du Mercadial et ses jolies maisons à colombages, je choisis de passer la nuit à l’Hôtel Victor Hugo.

Cette petite ville très vivante propose plusieurs hôtels et un bon choix de restaurants pour le dîner.

Etape 2 - Saint-Céré - Souillac

80 km
En direction du château de Castelnau de Bretenoux par les hauteurs de Saint-Céré

Le matin de cette deuxième journée démarre fort, car dès le départ ça grimpe !

Mais ça vaut le coup parce qu’une fois en haut, j’ai une vue splendide sur les tours de Saint-Laurent.

Ensuite, après une alternance de montées et descentes, j’arrive au fameux Château de Castelnau-Bretenoux caractérisé par sa couleur rouge orangé. Je m’aventure au niveau des remparts. Il est possible d’y faire escale pour une visite guidée ou en liberté du château.

De retour au plus près du lit de la Dordogne 

Une fois le château passé, je m’aventure à nouveau dans la vallée qui rejoint les rives de la Dordogne. Je longe la rivière en traversant de mignons petits hameaux avant de passer sur un grand pont métallique assez impressionnant.

De l’autre côté, je rejoins l’itinéraire national « La Vagabonde (V87) » pendant quelques kilomètres. Je découvre ensuite la campagne du Nord du Lot, ses élevages et ses plantations de noyers. J’y découvre plusieurs villages typiques comme Strenquels.

Après Strenquels, je m’engage dans des paysages plus sauvages et plus verdoyants mélangeant causse et forêt.
J’aperçois finalement au loin le village de Martel, le dernier des 4 Plus Beaux Villages de France découverts sur ce parcours.

De Martel à Lacave en passant par les noyeraies

Je profite de mon arrivée à Martel pour y faire escale et visiter son centre bourg connu pour ses 7 tours, ses maisons médiévales et sa halle. Les nombreux restaurants et commerces présents me permettent de trouver facilement de quoi me restaurer pour la pause déjeuner.

 

Après Martel, je rejoins à nouveau la Dordogne et découvre les beaux petits villages de Creysse et Meyronne. À la sortie de Meyronne, je me retrouve face à l’impressionnant rocher Sainte-Marie qui surplombe la route en direction de Lacave.

À Lacave, il est là encore possible de faire une escale découverte pour visiter les fameuses grottes de Lacave, connues pour leurs magnifiques concrétions, stalactites et stalagmites. Petit conseil : vous pouvez demander à l’accueil de faire garder vos vélos dans un endroit sécurisé.

Passé Lacave, c’est la dernière ligne droite avant le retour à la case départ. Je monte une colline avec vue sur le château perché de Belcastel, traverse le spectaculaire pont de Pinsac, depuis lequel on peut admirer le château de la Treyne, et redescend tout droit vers Souillac.

Contrairement à la première journée qui traverse un secteur très touristique, cette deuxième journée m’a permis de découvrir une partie du Lot plus intimiste, moins fréquentée avec des paysages plus sauvages et agricoles. C’est cette variété qui pour moi fait l’intégrité et la beauté de ce parcours, je peux visiter si je le souhaite, mais aussi profiter des paysages tout en étant dans l’effort.

À retenir

Possibilité d’arriver et de repartir en train à la gare de Souillac

160 km sur route

Pour cycliste confirmé

2 jours de vélo

Visites possibles le long du parcours

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